Crypto.com : “La France a une longueur d’avance sur le Web3”
Publié le
Published on
October 13, 2022

Crypto.com : “La France a une longueur d’avance sur le Web3”

La plateforme d’échange singapourienne Crypto.com (50 millions d'utilisateurs) a annoncé hier son intention d’installer son siège européen à Paris. Son numéro deux, Éric Anziani, nous explique pourquoi.

­The Big Whale : En quoi le marché français est-il intéressant pour vous ?

Éric Anziani : Plusieurs études ont récemment montré que les Français n’étaient pas les plus gros utilisateurs de cryptos. Moins de 10% d’entre eux en déjà acheté alors que dans certains pays c’est beaucoup plus. Le taux d’adoption peut atteindre 15, 20, voire 30% ! Vu l’appétit des Français pour les nouvelles technologies, ça vous donne une idée de la marge de progression.

La France est également un pays où il y a beaucoup de talents, avec des ingénieurs très bien formés, de bonnes écoles de commerce et des universités de qualité. Tout cela concourt au fait que la France est attractive pour les acteurs du Web3.

Que pensez-vous de la politique du gouvernement sur le Web3 ?

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­­C’est sûrement l’une des principales raisons qui nous ont poussés à choisir Paris pour notre siège européen. Nous avons ressenti une réelle volonté politique de supporter les acteurs mondiaux du Web3. Depuis quelques mois, nous avons une relation très constructive avec les régulateurs, les ministères du Budget et du Numérique, mais aussi l’Élysée (lire notre interview exclusive avec Emmanuel Macron).

Comme Singapour, la France a été pionnière dans le secteur en mettant en place très tôt un régime spécifique pour les cryptos (depuis 2019, ndlr). D’une manière générale, les acteurs publics comprennent mieux le sujet grâce à leur expérience. La France a une longueur d’avance sur le Web3.

Le marché européen est-il crucial à vos yeux ?

C’est notre plus gros marché après l’Amérique du nord, et devant l’Asie. Nous travaillons avec plusieurs régulateurs européens et l’arrivée de la réglementation MiCA va nous permettre de nous déployer plus rapidement.

Allez-vous candidater pour l’agrément PSAN ?

Pour l’instant nous disposons seulement de l'enregistrement PSAN (prestataire de services sur actifs numériques) en France qui nous permet de nous adresser spécifiquement au marché français.

L’agrément, qui est l’étape suivante, est plus exigeant et va être étendu à l’échelle européenne grâce à MiCA à partir de 2024. Je crois savoir qu’il y a plusieurs dossiers en cours d’évaluation sur le bureau de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et j’espère pour la France que c’est quelque chose qui va se développer ici (aucun agrément n’a encore été délivré, ndlr).

Vous avez annoncé un investissement de 150 millions d’euros en France, où les fonds seront-ils dirigés ?

Evidemment vers notre futur siège européen. Nous allons recruter du monde à Paris ! Et nous allons également investir au moins 50 millions d’euros dans l’écosystème Web3 français et surtout ses start-ups.

>> Lire notre article : Crypto.com fait de Paris son siège européen

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