NFT Factory : "Il faut que Paris reste à la pointe de l'art"
Publié le
Published on
October 21, 2022

NFT Factory : "Il faut que Paris reste à la pointe de l'art"

La NFT Factory a ouvert ses portes ce samedi à Paris. Pourquoi un tel lieu ? A quoi va-t-il servir ? On en a parlé avec sa directrice, Lucie-Eléonore Riveron.

THE BIG WHALE. Après plusieurs mois de travail, vous ouvrez enfin la NFT Factory. Comment vous est venue l’idée d’un tel lieu ?

Lucie-Eléonore Riveron. L’idée est née d’un petit groupe de collectionneurs l’année dernière. C’était encore un peu la folie sur les marchés cryptos, on parlait déjà beaucoup des NFT, il y avait une vraie émulation, et on s’est dit qu’il fallait un lieu physique pour rassembler toute la communauté avec les passionnés des NFT et aussi bien sûr les curieux. Car le Web3, ce n’est pas que du numérique, c’est aussi du physique, des rencontres, des échanges...

On l’oublie souvent, mais avant la NFT Factory il y a eu la Maison du Bitcoin à Paris. C'était en 2014 ! Ce lieu a permis à beaucoup de gens de se réunir. Il a aussi débouché sur la création de Coinhouse (ex La Maison du Bitcoin) et de Ledger qui est devenu le leader mondial de la conservation des actifs numériques. Nous souhaitons que la NFT Factory permette de faire la même chose.

Pensez-vous que Paris puisse devenir la capitale des NFTs ?

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C’est en tout cas l’objectif de ses 128 fondateurs qui financent la NFT Factory. Paris a toujours été une capitale artistique, et il faut que cela continue même si l’art évolue et qu’il devient numérique. Il y a aujourd’hui de très nombreux cryptos artistes qui sont à Paris ou y passent régulièrement. Avec la NFT Factory (400 m2, ndlr), nous voulons leur offrir un lieu dédié et faire rayonner le secteur.

On sent qu’il se passe quelque chose en France et en Europe : il y a des artistes, des collectionneurs, un public. Nous voulons profiter du moment pour marquer le coup, surtout que d’autres marchés, comme les Etats-Unis, sont très dynamiques, et se développent aussi assez vite.

A quoi va servir la NFT Factory ?

Pas seulement à rassembler les artistes. Elle va aussi permettre au plus grand nombre de découvrir les NFT, cette nouvelle technologie, cette propriété numérique qui fait que l’on peut posséder une œuvre virtuelle. Il y aura des ateliers, des expositions pour cela.

Nous sommes en face du Centre Georges Pompidou, qui est très fréquenté par les Parisiens et les touristes. Le but est également de permettre à des projets NFT d’organiser leur lancement depuis la NFT Factory.

Vous avez lancé la NFT Factory à Paris, mais prévoyez-vous d’en ouvrir d’autres en France ou à l’étranger ?

Nous sommes déjà sollicités pour monter des Factory ailleurs. C’est le cas au Portugal où il y a une grosse communauté NFT. Nous avons également des contacts en Belgique et en Suisse. Mais l’idée est déjà de bien développer la Factory à Paris, de trouver un modèle de revenu stable. Nous nous développerons à l’étranger après.

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