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"Une excellente chose pour l'Europe" : l'arrivée d'a16z suscite l'enthousiasme

"Une excellente chose pour l'Europe" : l'arrivée d'a16z suscite l'enthousiasme

"Une excellente chose pour l'Europe" : l'arrivée d'a16z suscite l'enthousiasme"Une excellente chose pour l'Europe" : l'arrivée d'a16z suscite l'enthousiasme

Le plus gros fonds “Web3” de la planète a annoncé il y a 10 jours la création d’un bureau à Londres, alors que la SEC mène une vaste offensive contre la crypto aux Etats-Unis.

Il y a des signes qui ne trompent pas, et l’arrivée d’a16z en Europe en est un. Alors que le gendarme boursier américain (SEC) a lancé début juin une série de poursuites judiciaires contre Binance et Coinbase, le plus gros fonds web3 de la planète a annoncé ces derniers jours la création d’un bureau à Londres.

C’est le premier bureau d’a16z à l’étranger depuis sa création en 2009.

Dès l’annonce, le premier ministre britannique, Rishi Sunak, s’est félicité de cette arrivée. Dans un tweet, il a salué l’attractivité britannique et son ambition dans l’univers crypto. Depuis son arrivée au 10 Downing Street, Rishi Sunak n’a en effet jamais caché son intérêt sur le sujet (lire notre reportage).

Le choix de Londres s’explique aussi par les connexions historiques entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. “La plupart des Américains commencent par Londres quand ils arrivent en Europe. C’est la même langue, le même sens du business, c’est normal”, explique le responsable d’un fonds web3 français.

Plus globalement, la plupart des acteurs européens se félicitent de cette arrivée. “C’est une excellente chose qu’ils arrivent. L’Europe a besoin de tout le monde et pour une fois que c’est dans ce sens-là, que ce sont les Américains qui viennent en Europe et pas l’inverse, on ne va pas bouder notre plaisir”, explique Stephen Mackintosh, associé au sein du fonds crypto Karatage, qui dispose d’un bureau à Londres.

A16z a déjà investi au Royaume-Uni et sur le Vieux Continent, mais l’ouverture d’un bureau pourrait lui permettre d’en faire davantage. Sur quel volume ? Interrogé, a16z n’a pas souhaité répondre dans l’immédiat.

Sur Twitter, le responsable du nouveau bureau londonien du groupe américain, Sriram Krishnan, a expliqué avoir reçu des centaines de messages.

Reste que ce n’est pas tout a16z qui a déménagé. “Ils ont créé un bureau à Londres, mais pas transféré leur siège”, ironise un investisseur français. “Le vrai sujet va être de voir quelles sont les ressources concrètes qu’ils vont mettre. Combien de personnes, et puis surtout vont-ils investir beaucoup plus ?”, ajoute-t-il.

Certains se posent en effet la question de l’opportunisme d’une telle décision : créer un bureau à Londres ne coûte pas si cher, surtout quand on s’appelle Mark Andreessen et Ben Horowitz. Un tel mouvement permet en revanche d’envoyer un vrai signal aux autorités américaines. “C’est une manière de mettre la pression”, explique un investisseur européen.

La réaction de plusieurs élus américains au Congrès, qui ont déposé une proposition de loi pour révoquer le patron de la SEC, Gary Gensler, en est d’ailleurs le meilleur exemple.

L’autre scénario possible serait aussi que les choses se tassent aux Etats-Unis et que le contexte redevienne plus favorable. Et dans ces cas-là, a16z pourrait, éventuellement, se refocaliser sur son marché national, même si beaucoup d’Européens n’y croient, ou ne veulent pas y croire.

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