Comprendre - Article 1
Introduction à la tokenisation
Comprendre - Article 2
Comprendre : c’est quoi la tokenisation ?
Comprendre - Article 3
Les opportunités en chiffres
Comprendre - Article 4
Interview Victor Busson [Taurus]
Enjeux - Article 5
Les avantages de la tokenisation
Enjeux - Article 6
Les challenges de la tokenisation
Enjeux - Article 7
Un très grand nombre d’opportunités_ 
Enjeux - Article 8
5 projets de tokenisation pertinents
Perspectives - Article 9
Les acteurs de la tokénisation à suivre
Perspectives - Article 10
Pourquoi les banques plébiscitent-elles la tokenisation ?
Perspectives - Article 11
Interview : Jean-Marc Stenger [SG-Forge]
Perspectives - Article 12
Régime pilote européen : un cadre expérimental unique au monde
Perspectives - Article 13
Interview : Flavio Restelli [KPMG]
Perspectives - Article 14
Le chaînon manquant entre TradFi et DeFi
Perspectives - Article 15
Le potentiel pour rendre les marchés plus inclusifs, efficaces et résilients

Pourquoi les banques plébiscitent-elles la tokenisation ?

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Pourquoi les banques plébiscitent-elles la tokenisation ?

La plupart des banques ont bien identifié les avantages de la blockchain. Reste à faire émerger des standards communs. 

S’il y a encore de la prudence de la part des banques vis-à-vis des cryptomonnaies, la technologie blockchain semble avoir séduit jusqu’au plus haut sommet des banques. Que ce soit JPMorgan ou Goldman Sachs, les établissements américains ont tous lancé des grands projets autour des stablecoins ou des plateformes de tokenisation (ou les deux). 

En Europe, la France se place en leader sous l’impulsion de Société Générale, l’une des banques les plus actives sur la tokenisation. Elle a notamment créé une filiale spécialisée (SG-Forge) et émis un stablecoin euro (EUR CoinVertible). 

La banque a dépassé le stade de l’expérimentation car il y a des transactions réelles entre acteurs. Elle est également devenue en juillet 2023 le premier acteur à obtenir l’agrément de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF). CACEIS, une filiale du Crédit Agricole, fait également partie des acteurs européens les plus avancés. 

Le bénéfice pour les banques, c’est une optimisation de la transparence et une réduction des risques de règlement et de contrepartie. 

“Au niveau opérationnel, la tokenisation permet de faciliter la réconciliation car il y a moins d’interventions manuelles, on peut quasiment éliminer les délais et fonctionner H24/24 et J7/7”, souligne Geneviève Douhet, responsable innovation sur les transactions et les services de paiement chez Société Générale. 

La tokenisation est pertinente pour améliorer les marchés où l’on constate des inefficacités opérationnelles, des frictions et où l’on relève des flux d’information et de valeur complexes à réconcilier
Geneviève Douhet, responsable innovation sur les transactions et les services de paiement chez Société Générale. 

“Cela permet également d’augmenter la liquidité sur les marchés traditionnellement illiquides en élargissant les canaux de distribution et en allant chercher une base d’investisseurs plus large”, poursuit-elle. “Les banques s’intéressent à la tokenisation car elles voient une énorme opportunité à numériser des titres non cotés qui, jusqu’à aujourd’hui, sont traités entièrement en papier”, confirme Victor Busson, CMO de Taurus, qui propose des services très prisés par les banques. 

La tokenisation n’étant rien d’autre que la numérisation de titres ou d’actifs, les banques peuvent créer un nouveau marché de plusieurs trillions d’euros d’actifs et de millions de sociétés
Victor Busson, Taurus 

Du côté des paiements, l’une des applications les plus concrètes est du côté des stablecoins pour les paiements transfrontaliers dits de “gros” (wholesale), c’est-à-dire entre les institutions financières. Les banques centrales centrales travaillent toutes dessus avec leurs différents projets de monnaies numériques. Les banques commerciales ainsi que les géants du paiement (PayPal, Visa, Mastercard) s’intéressent également au sujet avec leurs stablecoins. 

“Les paiements transfrontaliers peuvent parfois présenter des frictions opérationnelles, explique Geneviève Douhet, les clients nous demandent d’améliorer les délais, les coûts et la transparence de cette chaîne, à l’instar des initiatives lancées par ailleurs par le réseau Swift. 

La tokenisation des paiements représente à cet effet un potentiel d’optimisation intéressant”. Mais au-delà de la technologie, le gros défis pour les banques est l’harmonisation de leurs systèmes. Il y a des enjeux importants de réglementation internationale et d’interopérabilité. 

“Plusieurs banques centrales et des initiatives privées ont lancé plein de projets, ce qui est positif pour l’innovation, mais l’enjeu est clairement l’interopérabilité entre les systèmes DLT et « legacy » des rails de paiement pour éviter d’aboutir à une fragmentation”, prévient-elle. 

La question de la gouvernance est également cruciale. Est-ce que plusieurs banques centrales seront capables de se mettre d’accord entre elles ? Est-ce que plusieurs banques commerciales, elles-mêmes régulées par des banques centrales différentes, seront capables de s’entendre ? 

“Le défi n’est plus vraiment technologique pour la tokenisation, il repose davantage sur la capacité des grands acteurs de la finance à définir des standards communs”, insiste Geneviève Douhet. “Nous sommes au début du chemin, reste à savoir si nous allons réussir à tous prendre la bonne direction”. 

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