Jack Butcher n’est pas encore l’artiste NFTs le plus connu, mais l’Anglais s’est fait une place de choix dans l’écosystème.
Tout a démarré en 2021 avec la publication de ses premières œuvres comme “Characters” sur la plateforme Foundation. Celles-ci vont très bien se vendre et commencer à donner de la visibilité à l’artiste connu sous le nom de Visualize Value, qui va lancer un nouveau projet en janvier 2023 baptisé “Checks”.

Cette collection de NFT est une référence explicite à l’importance d’être vérifié sur les réseaux sociaux, alors qu’Elon Musk a plus que jamais brouillé les repères sur Twitter. Depuis quelques mois, la certification des comptes du réseau social à l’oiseau bleu est payante sans que cela ait changé de manière apparente quoi que ce soit en termes de qualité des profils.
Jack Butcher a mis en vente 16.031 NFTs identiques, au prix de 8 dollars.
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Chaque NFT représente une grille de 80 logos “vérifié” (checkmarks) avec des couleurs qui sont changées régulièrement par… l’artiste. Tant que le créateur d’un smart contract ne renonce pas à la possibilité de mettre à jour les métadonnées (images, description…), le contenu des NFT peut changer.
Il y a deux mois, l’engouement a pris lorsque Jack a décidé de changer les couleurs de la grille pour qu’elles fassent apparaître l’emblématique grenouille de Matt Fury, le fameux “pepe”.
Ce changement a montré que Jack Butcher était propriétaire de la collection et qu’il pouvait la changer à tout moment. L’artiste a proposé dans la foulée un outil qui permet de brûler son “Checks Edition” pour un “Check Original”, qui est, lui, immuable.
L’intérêt de ce système est double : d’une part les métadonnées sont gelées, et d’autre part le NFT peut être fusionné avec d’autres pour obtenir un nouveau NFT avec une grille plus petite et recommencer jusqu’à atteindre l’objectif final : un check “unique”.
👉 A la fin, il n’en existera que trois !
Pendant que les collectionneurs s’échangeaient les Checks, de nombreux dérivés non officiels de la collection Checks sont apparus. Ces dérivés ont été lancés par l’artiste collectionneur Vincent Van Dough.
La collection Opepen Edition

C’est là qu’entre en scène la collection dont nous voulons vous parler ce mois-ci : “Opepen Edition” 👀.
Cette fois, plus question de logo de vérification mais un design épuré d’un contour de Pepe rempli avec des couleurs variées. Ici aussi, les couleurs des NFT sont contrôlées par Jack Butcher et ont été changées plusieurs fois depuis le lancement de la collection.
Jusqu’à la fin du mois d’avril, il n’y avait que peu d’informations sur cette nouvelle collection et les seules disponibles provenaient de la page Twitter d'opepenai.
Les informations disponibles donnent une idée de la suite : il sera question d’utiliser une intelligence artificielle pour personnaliser le design de son Opepen. Ces designs pourront être proposés à la communauté des holders qui pourront voter pour créer des “sets” de plusieurs nombre d’édition différents (allant d’une édition unique à 40 exemplaires).
Pour consulter les designs provenant des différents collectionneurs, il suffit de se rendre sur le site Opepen.

Pour le moment, il n’est pas prévu de brûler les NFT lors de ces propositions mais uniquement de changer leurs metadonnées pour que l’image s’actualise.
Analyse de données des collections Checks et Opepen
Malgré une collection qui n’a que quelques mois, l’analyse des données disponibles sur Cryptoslam permettent de tirer une première conclusion : ces projets ont particulièrement bien fonctionné pour leur créateur.
En commençant avec un prix extrêmement faible dès le mint, les Checks s’échangent en moyenne, quatre mois plus tard, aux alentours de 1300 euros et les Opepen aux alentours de 770 euros en moyenne. Chaque collection a rapporté environ 86.000 euros lors du mint et les ventes ont généré 74.620.153 euros.
Avec 2,5% de royalties et des ventes ayant pu avoir lieu sur des marketplaces qui suppriment les frais de royalties, les ventes du marché secondaire ont pu rapporter au maximum 1.865.503€ à Jack Butcher.
Février a été le mois qui a, pour le moment, connu le plus de volume sur ces deux collections. Cela s’explique notamment grâce au nombre important de collections dérivées de Pepe qui ont rendu la collection originale plus “originale” tout en lui faisant de la promotion. Une autre raison concerne les 8233 Checks qui ont été brulés ce mois-ci, faisant baisser le nombre total disponible et rendant les restants plus rares.
Février a aussi été marqué par une activité anormalement élevée de wash trading, une activité qui consiste à gonfler artificiellement les cours. Cela concernait environ 40% des volumes en dollars, selon The Block.
Selon les données de Nansen, du 20 au 24 février, plus de 50% du volume de la collection Opepen aurait subi du wash trading.
Une collection qui comprend la culture Web3 ?
Jack Butcher a montré avec ces deux collections qu’il avait bien compris le mix qu’il pouvait y avoir entre technologie et art. D’un côté, les Checks possèdent une tokenomics prévue pour les traders et de l’autre, les Opepen permettent une interprétation plus personnelle de leur NFT.
Tous ceux qui été présents au mint et ont vendu leur NFT en mars ont pu voir leur investissement de 7€ fructifier jusqu’à 700€. Cela dit, en mars le nombre de portefeuilles ayant interagi avec les collections ont fortement chuté. Selon Cryptoslam, par rapport à février le nombre de transactions a été divisé par 10 et le nombre de portefeuilles actifs par 3 pour les Checks. De plus, le prix en avril des deux collections n’a fait que baisser et pour ne pas améliorer les choses, les frais de transactions n’ont que fait que monter, rendant plus difficile les interactions onchain.
Pour les Opepen, l’engouement a également baissé, mais tous les outils ne sont pas disponibles publiquement. Heureusement, pour changer les métadonnées une simple signature suffit ne nécessitant pas de frais de transactions.
Disclaimer : l’auteur possède des dérivés non-officiels de la collection