TBW #34 : La crise d'adolescence de l'industrie crypto
Publié le
Published on
November 17, 2022

TBW #34 : La crise d'adolescence de l'industrie crypto

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­À dévorer cette semaine

🖊️ L'édito de la rédaction

🔥 Nos infos exclusives

⚡️ Le "risque" Solana

🤖 Ledger au top

THE BIG SPLASH

L’âge adulte ✊

Depuis quelques jours, on voit de nombreux acteurs de la crypto monter au créneau pour expliquer que la faillite de FTX est avant tout une “fraude” massive. Et ils ont raison.

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Mais on aurait tort de ne tirer aucune leçon de cet événement. Car cette affaire est aussi à l’image d’une industrie crypto encore très jeune, peu structurée, et où on accepte encore un peu tout et n'importe quoi.

Combien de fois a-t-on entendu “Oui, mais c’est la crypto” ou “La crypto c’est un secteur un peu à part” pour justifier les pires pratiques 😫.

Si elle veut, comme beaucoup l’ambitionnent, devenir une industrie de poids, celle de la crypto va devoir grandir, passer de l’adolescence à l’âge adulte avec tout ce que cela implique en termes de responsabilités.

Soyons clairs, le défi est immense. Tout le monde est concerné : les investisseurs (particuliers et entreprises) qui doivent être plus vigilants et exigeants, les entrepreneurs qui, encore trop souvent, proposent des projets peu aboutis.

Le régulateur aussi doit être plus impliqué et serrer la vis aux acteurs systémiques, tout en laissant peut-être plus de latitude aux projets naissants.

Il y a enfin, et surtout, les médias et les influenceurs. Beaucoup d’entre eux sont encore dans des situations de conflits d’intérêts insoutenables, payés grassement par des entreprises et des projets du secteur pour faire leur publicité, sans aucun recul. FTX était l’une des sociétés les plus généreuses dans le domaine 💸.

C’est pour avoir un vrai média indépendant et permettre à l’industrie de grandir que nous avons créé The Big Whale.

THE BIG NEWS

NOS INFORMATIONS EXCLUSIVES

👉 ­­FTX : des salariés pris au piège

Même s’il est encore difficile de connaître l'ampleur des dégâts, on sait que les clients de FTX vont perdre beaucoup. Au moins quelques milliards de dollars 😬. Ce dont on parle moins, ce sont tous les salariés de FTX - quelques centaines - qui étaient rémunérés directement via la plateforme et qui, eux-aussi, vont perdre beaucoup. “Nos salaires étaient versés en stablecoins USDT sur la plateforme et nous n’avons plus accès à notre argent”, nous confie l’un d’eux, qui n'a aucune information en interne. “Sam Bankman-Fried présentait FTX comme une banque dans laquelle on pouvait avoir confiance et de nombreux employés n’ont pas hésité à placer toute leur épargne dessus”, explique un autre. D’autres salariés ont même investi dans la société. Cet été, SBF a proposé aux équipes d’investir dans des actions FTX et FTX US (sa branche américaine) pour des montants cumulés allant jusqu’à 500.000 dollars…

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THE BIG STORY

­­Solana et SBF : les liaisons dangereuses

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­­Soutenu de longue date par Sam Bankman-Fried, l’écosystème Solana, dont le token s'est effondré en quelques jours, lutte pour sa survie.

­­­­Les jours passent et le nombre de victimes collatérales de la chute de FTX ne cesse de grimper.

Hier, c’est la société de prêts Genesis, pourtant recapitalisée il y a une semaine, qui a mis un genou à terre et indiqué avoir gelé ses opérations. Mais jusque-là, les problèmes n’ont touché que des entreprises et pas des… blockchains.

Or, la situation pourrait peut-être basculer dans les jours ou semaines qui viennent, car l’ancien milliardaire de 30 ans (il a tout perdu) avait aussi investi dans plusieurs projets comme Solana, qu’il soutenait activement. “Solana est l'une des principales victimes" de la chute de FTX, a expliqué il y a quelques jours Stefan Rust, fondateur de la société Laguna Labs, qui développe des projets dans la DeFi.

Une croissance folle

La blockchain Solana et son token associé (le SOL) ont été parmi les grandes stars de ces dernières années. En 2021, son cours est passé de 1 à 259 dollars, soit une progression de 25.800% 🚀.

Cette envolée a fait de Solana une alternative crédible à Ethereum, un protocole qui sert lui aussi à développer des applications décentralisées, comme des NFT ou des banques sans intermédiaires.

Mais depuis la chute de FTX, le SOL traverse une véritable tempête. Son cours s’est effondré d’un peu plus de 60% à moins de… 15 dollars. Une énorme baisse qui ne s'est pas vue pour les autres cryptos comme Bitcoin (-20%) et Ethereum (-23%).

Cette perte de confiance sur les marchés s’explique par les liens particulièrement étroits entre Solana et l’empire de Sam Bankman-Fried (“SBF”). FTX et Alameda Research, le fonds d’investissement de SBF, étaient parmi “les principaux soutiens et financeurs de Solana”, rappelle Stanislas Barthélémi, expert crypto pour le cabinet d’audit KPMG.

“Tout le monde s’est focalisé sur la cryptomonnaie de FTX, le FTT, parce que c’était la première position du portefeuille d’Alameda, mais il ne faut pas oublier que le SOL était en deuxième position”, insiste-t-il.

Selon la fondation Solana, qui gère les intérêts de cet écosystème, Alameda détient actuellement 50 millions de tokens SOL (700 millions de dollars), soit l’équivalent de 14% de la capitalisation de Solana.

Inversement, la fondation était elle aussi très proche de FTX puisqu’elle détient l’équivalent d’un million de dollars sur FTX (qui sont bloqués), 3,24 millions d’actions FTX (qui ne valent plus rien 😯), ainsi que des tokens dont la valeur a plongé ces derniers jours.

Le vrai sujet pour Solana sont les 50 millions de tokens SOL encore détenus par Alameda Research et qui devraient être vendus assez rapidement dans le cadre d’une procédure de faillite aux Etats-Unis. Avec de tels volumes, le prix du token pourrait encore plonger. De combien ? Difficile de le savoir.

L’ensemble de l’écosystème Solana tremble

En attendant, le SOL n’est pas la seule crypto concernée.

“SBF s’impliquait dans beaucoup de projets Solana qu’il finançait”, confie un bon connaisseur de l’écosystème. “Il était quasiment le deuxième cerveau de certains projets”, souligne-t-il.

C’est le cas pour la plateforme d’échange décentralisée Serum, dont le token SRM avait été massivement acheté par FTX. SBF s'était servis de ce token, dont la valorisation n'a cessé de chuter pour gonfler le bilan de FTX ; la société expliquait détenir pour 2,2 milliards de dollars de SRM, alors qu’en réalité sa capitalisation totale valait moins de… 300 millions de dollars. Aujourd'hui elle est inférieure à 100 millions de dollars.

Le cours du SRM a chuté de 66% depuis début novembre, et le “piratage” de FTX le week-end dernier a encore un peu plus accentué cette baisse parce que la société de SBF disposait d’un accès à l’infrastructure de Serum.

“La clé de mise à jour de Serum n’était pas contrôlée par Serum, mais par une clé privée connectée à FTX", s’est inquiété dans un tweet Mango Max, un développeur Solana.

"À l’heure actuelle, personne ne peut confirmer qui contrôle cette clé et son détenteur a le pouvoir de mettre à jour Serum, en déployant éventuellement un code malveillant”, a-t-il ajouté.

Pour s’en prémunir, les concepteurs de Serum ont été contraints de “forker” son protocole, c’est-à-dire le faire migrer sur un autre système. “Entre Solana, Serum et la baisse des cours, cela produit un cocktail explosif pour l’ensemble de l’écosystème”, insiste Stanislas Barthélémi.

Autre problème recensé : les versions synthétiques du bitcoin et de l’ether qui circulent sur la blockchain Solana ont perdu leur ancrage avec les actifs sous-jacents. Le soBTC ne s’échange plus que 1300 dollars, alors qu’un bitcoin vaut actuellement 17.000 dollars.

Le soETH s’échange quant à lui 200 dollars alors qu’un ether vaut 1200 dollars… La raison de ce décalage ? Ces tokens spéciaux sont émis par FTX. En faillite, la plateforme d’échange n’est naturellement plus en mesure d’assurer qu’elle détient bien les bitcoins et les ethers correspondant.

"Quasiment toutes les plateformes de finance décentralisée de l’écosystème Solana disposent de soBTC en garantie de prêts car ils sont acceptés depuis longtemps comme l’équivalent du bitcoin dans l'espace Solana", analyse Meow, un fondateur (anonyme) de Jupiter, une application qui appartient à l’univers Solana. Une cascade de liquidations est donc à craindre et celles-ci ont déjà commencé.

La valeur totale immobilisée (TVL) en SOL dans les applications de finance décentralisée de Solana a chuté de 30% depuis début novembre. Si l’on mesure la baisse en dollars, on parle d’une chute de 70% et Solana n’est plus que la 12ème blockchain sur cette activité avec 300 millions de dollars de TVL, loin derrière Ethereum (25 milliards de dollars).

"Le cas de Solend, équivalent d’Aave sur Solana, est significatif car on ne peut plus rien faire dessus en raison de la chute vertigineuse du SOL”, remarque Stanislas Barthélémi.

FTX, la “banque centrale” de Solana

Les relations entre Solana et SBF allaient tellement loin que la plupart des gros projets développés sur Solana ont bénéficié de financements de la part de FTX et d'Alameda. Avec un détail qui a son importance : les projets étaient incités à stocker leur trésorerie sur… FTX ☠️.

Même si la situation n’est pas encore très claire, il est probable que beaucoup de projets n’aient plus accès à leurs fonds.

Le cofondateur de Solana, Anatoly Yakovenko, a tweeté que la société de développement Solana Labs ne détenait aucun actif sur FTX et disposait d'une marge de manœuvre financière suffisante pour environ 30 mois. Un autre cofondateur, Raj Gokal, a quant à lui déclaré qu'il s'agissait d'un moment “décisif” pour l'écosystème, ajoutant : "Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus forts”.

“Nous devons néanmoins nous poser la question de savoir si les projets de l’écosystème ont vraiment les fonds qu’ils prétendent avoir”, s’interroge un bon connaisseur du dossier.

En filigrane, l’effondrement de l’écosystème Solana et de son token SOL représentent une menace pour la sécurité même du protocole. Comme celle-ci repose sur la preuve d’enjeu (une technique qui consiste à immobiliser des cryptos dans un logiciel), sa robustesse dépend inextricablement du prix du token. Plus le SOL s’échange peu cher, moins il est coûteux d’en mobiliser un grand nombre pour prendre le contrôle de sa blockchain.

“Solana est clairement pris dans une spirale négative, mais est-ce que cela veut dire que le projet va disparaître ? Non, car les blockchains ne meurent jamais totalement”, souligne Stanislas Barthélémi. Encore faut-il savoir dans quel état Solana continuera à vivre.

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THE BIG FOCUS

­­Pascal Gauthier (Ledger) : “Les plateformes doivent servir à acheter et vendre des cryptos, pas à les conserver”

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Dans une interview à The Big Whale, le patron du fabricant des Nano (S et X) revient sur la chute de FTX et toutes les questions qu’elle pose à l'industrie crypto.

­The Big Whale : FTX vient de faire faillite dans ce qui s’apparente à une vaste escroquerie. Quel regard portez-vous sur l’affaire ?

Pascal Gauthier : C’est une situation très compliquée parce que nous n’avons pas encore tous les éléments. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a beaucoup de victimes et que tout ça aurait pu être évité si les cryptos étaient bien sécurisées. C’est ce que nous répétons depuis sept ans chez Ledger.

Il faut quand même se rendre compte que chez FTX seulement quelques personnes pouvaient accéder et manipuler les fonds de plus d’un million de clients. C’est complètement dingue. Heureusement tous les exchanges ne fonctionnent pas comme cela. Quand vous allez sur Kraken, ils vous conseillent de garder vous-même vos cryptos.

Est-ce que cette affaire marque la fin des plateformes centralisées ?

Cela fait des années qu’il y a un débat entre la centralisation et la décentralisation.

Nous sentions bien ces derniers temps que c’était la centralisation qui tenait la corde avec des gros acteurs comme FTX qui devenaient vraiment très importants, avec des valorisations folles (32 milliards de dollars pour FTX avant le scandale, ndlr), et une influence considérable.

Aux États-Unis, Sam Bankman-Fried était devenu l’un des interlocuteurs privilégiés des régulateurs et des autorités, notamment au sujet de la régulation. Les SBF et autres acteurs de l’écosystème utilisent depuis des mois le jargon de la crypto pour se crédibiliser, se rendre incontournables, alors qu’en réalité ils n’ont pas grand chose à voir avec la “vraie” crypto.

FTX n’est qu’une place de marché très classique, centralisée… Nous avons eu le même exemple avec Celsius au printemps. Pendant des mois, ils ont parlé de “DeFi”, de “décentralisation” pour promouvoir un produit ultra centralisé, exactement comme FTX.

Comment expliquer le succès de ces acteurs auprès des régulateurs ?

Ils parlent le même langage. C’est très confortable pour un régulateur d’avoir un acteur de la “crypto” qui arrive avec une solution centralisée. SBF était l’enfant prodige aux États-Unis parce qu’il correspondait exactement à ce que les régulateurs voulaient voir et entendre.

Le meilleur exemple est sans doute ce qu’il a dit au sujet du Bitcoin cet été (il a déclaré que le bitcoin n’était pas une bonne solution de paiement, ndlr.). Quand on l’a entendu, on s’est dit qu’il ne croyait absolument pas à la proposition de valeur des cryptomonnaies et à la décentralisation. SBF était juste là pour gagner de l’argent.

Depuis la chute de FTX, on ne parle quasiment que de Ledger. Pourquoi ?

La meilleure manière d’apprendre que le feu brûle, c’est de se brûler. Vous vous brûlez une fois, et après vous verrez que vous ne recommencerez pas. C’est exactement ce qui vient de se passer avec FTX.

Beaucoup d’investisseurs savaient qu’il y avait un risque et ils viennent de le vivre. Certains ont perdu beaucoup d’argent, et ils ne voudront pas que cela se reproduise, donc ils prennent un Ledger. Le nombre de gens qui se sont tournés vers nous depuis le crash est démentiel.

Cela fait plus d’une semaine que nous enchaînons les journées record, avec des ventes quotidiennes de plusieurs dizaines de milliers de Nano (quelques milliers d’habitude). Et il n’y a pas que les ventes de matériel qui s’envolent : l’application Ledger Live, qui permet de gérer les cryptos conservées dans un Ledger, a été téléchargée plus d’un million de fois ces dernières semaines.

Vous n’avez pas de problèmes d’approvisionnement ?

Nous avons tout anticipé avec des lignes de production, des stocks, des fournisseurs… Tout a été pensé pour ce genre de situation. La cadence a augmenté et on a été capable de la gérer.

Et quid des autres exchanges ? On a vu que plusieurs d’entre eux comme Binance voulaient mettre en place des solutions plus transparentes…

C’est très bien de vouloir améliorer les choses, de parler de “Proof of Reserves”, mais il faut avoir une chose en tête : les plateformes doivent servir à acheter et vendre des cryptos, pas à les conserver.

Nous avons monté une solution de conservation pour les entreprises (exchanges notamment) avec Nomura et CoinShares qui s’appelle Komainu. Ce système, qui fonctionne avec la sécurité Ledger, permet d’assurer la conservation des clés ainsi qu’une bonne gouvernance pour éviter des affaires comme FTX.

Les utilisateurs ont raison de vouloir plus de sécurité, mais il faut savoir de quelle sécurité nous parlons. Un exchange a deux solutions : soit il prend un système à la Ledger, soit il confie ses coins à Komainu qui est une structure indépendante et sécurisée par une technologie comme la nôtre. Le reste n’est pas au niveau.

Est-ce que vous pensez que l’affaire FTX va tout changer ?

Nous vivons un moment important pour l’industrie. Ce serait une grave erreur de penser que les exchanges peuvent se contenter d’un “faites-moi confiance” avec quelques changements comme avec la mise en place du “Proof of Reserve” qui, je le rappelle, permet de montrer qu’il y a des fonds à un instant T, mais n’empêche pas de transférer ces fonds juste après…

La vraie solution serait que les activités de conservation et d’échange soient clairement séparées. Après si les gens veulent aller dans la DeFi, c’est une autre histoire. Avec Uniswap et Paraswap vous pouvez faire vos swaps de cryptos et ensuite vous les récupérez dans votre Ledger.

Maîtriser la DeFi et détenir soi-même ses cryptos n’est pas forcément évident. Il y a des risques qui vont avec le fait de détenir ses cryptos. Les intermédiaires n’ont-ils pas un peu de positif ?

Si, bien sûr, mais tout dépend de ce que les intermédiaires apportent, et en matière de conservation, c’est vraiment très discutable, pour ne pas dire plus...

Ce qui est très intéressant c’est que beaucoup de gens refusent de désapprendre ce qu’ils ont appris avec le Web2. Mais une fois qu’ils ont sauté le pas, qu’ils ont compris comment ça marche, ça leur paraît évident. C’est juste un sujet d’éducation. Le Web3 avait du retard en termes d’expérience utilisateur et de facilité d’usage. Nous travaillons dessus.

Quel est l’objectif ?

Nous avons toujours dit que nous voulions faire avec le portefeuille ce qu’Apple a fait avec le smartphone. Apple vend 250 millions d’appareils par an. C’est un bon objectif pour nous, je pense (rires). Mais pour arriver à cet objectif, nous allons déjà vendre quelques dizaines de millions d’appareils par an.

Là, nous sommes à 5,5 millions de Nano vendus, et assez vite nous espérons dépasser les 15 ou 20 millions avec l’objectif de vendre 10 millions de Nano chaque année. Après, pour arriver au niveau d’Apple, il va falloir qu’on s’intègre dans les téléphones, les ordinateurs, et nous travaillons dessus.

Le secteur crypto va-t-il être durablement impacté par l’affaire ?

L’affaire FTX est une vaste fraude et n’a rien à voir avec la crypto. C’est d’ailleurs intéressant de voir que le marché n’a pas tant réagi que cela. Il a baissé, mais par rapport à l’ampleur du scandale, ce n’est pas significatif. Les fondamentaux sont toujours là, et on peut même s’attendre au contraire à des pratiques bien meilleures dans les mois et années qui viennent.

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Cette édition a été préparée avec ❤️ par Raphaël Bloch et Grégory Raymond. The Big Whale est un média libre et indépendant. En nous soutenant, vous participez à son développement.

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