TBW Premium #5 : le futur de Sorare
Publié le
Published on
20/9/2022

TBW Premium #5 : le futur de Sorare

Retrouvez toutes les informations de la cinquième newsletter Premium de The Big Whale.

Envie de lire la suite ?

Seuls les abonnés ont accès à cet article !
Inscris-toi pour accéder au meilleur contenu, avoir des infos exclusives et rejoindre la communauté des baleines. 🐳

Réservé à nos abonnés

­12 mai 2022

Bonjour les Whales et bienvenue aux petits nouveaux qui ont bien choisi leur semaine pour nous rejoindre dans le grand bain du Web3 👋

Avant de vous laisser plonger dans les profondeurs, on voulait remercier Julien, un abonné fondateur qui se reconnaîtra. Grâce à lui, The Big Whale va être encore plus performant dans les mois qui viennent.

THE BIG SPLASH

­­­Stress test 😱

Un choc, un séisme, une déflagration... Les mots manquent ce matin pour décrire ce qui arrive au projet Terra. En quelques jours, le stablecoin (UST) et le token (Luna) du projet ont respectivement perdu leur parité avec le dollar et plus de 99% de leur valeur. Au total, ce sont plus de 30 milliards de dollars qui sont partis en fumée.

D’où vient le problème ? S’il est difficile de pointer une raison particulière, ce qui est sûr c’est que le stablecoin UST, le troisième plus gros du marché il y a encore quelques jours, a joué un rôle majeur dans ce crash industriel. Comme on vous l’expliquait la semaine dernière dans notre rapport sur les stablecoins, les projets algorithmiques sont particulièrement innovants, et donc performants. Mais ils sont aussi beaucoup plus risqués que les autres (centralisés ou décentralisés).

Le fondateur de Terra, Do Kwon, a expliqué mercredi sur Twitter qu’il avait un plan pour réussir à rétablir le système et remettre à flot, au moins en partie, les détenteurs du Luna. Très technique, la “solution” de Do Kwon n’a pas suscité un enthousiasme béat. Plus que la stabilité, c’est la confiance dans le projet qui risque d’être le plus compliqué à ramener.

THE BIG NEWS

­­­Nos informations exclusives

­­👉 Crédit Agricole avance sur la conservation de cryptos

Officiellement, les banques françaises restent plutôt frileuses sur le sujet des cryptos. Seule Société générale avec sa filiale Forge, spécialisée sur la “blockchain”, peut se targuer d’avoir une activité dédiée. Mais en coulisse, les choses bougent. Selon nos informations, Crédit agricole étudierait très sérieusement la possibilité d’offrir à ses clients des services de conservation de cryptomonnaies. "L’idée avance bien en interne", confirme un proche de la banque, dont le patron Philippe Brassac avait pourtant expliqué dans une tribune il y a un an que le bitcoin descendrait en dessous de "un dollar". La principale raison de l’inflexion de Crédit agricole vient surtout de la demande des clients. Un phénomène auquel ses concurrents sont aussi confrontés. Signe que les choses bougent en France et même en Europe, la banque allemande Commerzbank (2ème du pays) a demandé en avril auprès du régulateur les agréments pour conserver les actifs numériques de ses clients.

👉 Le fonds belge qui pourrait investir dans Coinhouse

Coinhouse continue de structurer sa nouvelle levée de fonds. Il y a deux semaines, The Big Whale vous révélait que la plus grande plateforme crypto française était en train de négocier avec la banque privée ODDO BHF sa possible entrée à son capital. La négociation se fait sur la base d’un investissement de 8 millions d’euros. Selon nos informations, un autre gros poisson pourrait, lui aussi, être de la partie à côté des actionnaires historiques (True Global Ventures, XAnge…). Cet investisseur est le fonds belge Tioga 🇧🇪, spécialisé dans la crypto, qui pourrait mettre un peu plus de 10 millions d’euros dans l’opération. Avec ODDO BHF et Tioga, Coinhouse, dont la valorisation dépasserait les 150 millions d’euros, pourrait à la fois élargir sa surface d’influence géographique (Belgique, Allemagne et Suisse notamment), tout en distribuant ses produits auprès d’acteurs traditionnels de la finance.

👉 Mon Petit Gazon bientôt dans le Web3

Mon Petit Gazon, vous connaissez ? On parle du jeu de fantasy football qui réunit chaque semaine des centaines de milliers d’amis ou collègues pour se défier en ligne à partir des résultats des vrais championnats de football. La société, qui a dépassé 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en 2021, veut continuer de se développer, et surtout davantage monétiser son business, notamment grâce aux… NFT. Selon nos informations, MPG travaille sur une déclinaison Web3 de son jeu. Rien n’est arrêté à l’heure actuelle. L’une des pistes privilégiées serait un jeu “en solo” avec des NFT développés sur Polygon (sidechain d’Ethereum). Polygon a notamment l’avantage d’être l’un des protocoles les moins coûteux en frais de transaction. En attendant de définir un peu plus précisément sa stratégie, MPG, qui compte quelques dizaines de salariés, recrute du monde, notamment des développeurs spécialisés dans la… crypto.

THE BIG INTERVIEW

­­­Exclusif : Nicolas Julia dévoile le futur de Sorare 🔥

👉 L'actu. Sorare se lance dans de nouveaux sports. Son patron Nicolas Julia nous dévoile son plan.

👉 Pourquoi c'est important. La licorne française accélère pour s'ouvrir à d'autres marchés et conquérir des millions d'utilisateurs.

👉 Le contexte. Le marché des NFT connaît un léger ralentissement.

THE BIG WHALE : Les marchés traversent une belle tempête. À cause de Terra, ils ont reculé de plus de 20% et le bitcoin oscille autour des 30.000 dollars. Est-ce que cela a un impact sur votre activité ?

NICOLAS JULIA : L'évolution des marchés a un impact pour nous lorsqu’on lève des fonds. Les investisseurs sont sensibles à la tendance, donc si les marchés baissent, ils sont plus prudents. Mais depuis la création de Sorare, notre philosophie c’est justement de ne pas avoir un produit qui est corrélé aux marchés. On veut s’abstraire de la complexité des cryptos. Nous n’avons pas de blockchain à nous, pas de token. Nous avons fait des choix forts au début du projet pour que la technologie soit uniquement un atout. Notre seule technologie, ce sont les NFT qui apportent plein d’avantages : de la propriété, de la portabilité et plein d’autres fonctionnalités.

L’ether, qui est au cœur de votre application, a quand même perdu plus de 20%...

Ce qui est amusant, c’est que beaucoup de membres de notre communauté voient en réalité Sorare comme une protection contre la chute des marchés... Nos joueurs ont davantage tendance à penser en euros ou dollars, donc la baisse des marchés n’a presque aucun effet sur eux. En ce moment, ce qui joue, c’est la saisonnalité du jeu. Avec la fin des championnats de football, on sait très bien que la communauté est moins active. C’est d’ailleurs aussi un peu pour cette raison qu’on se diversifie.

Aujourd’hui combien de joueurs sur Sorare comptez-vous ?

Nous avons 1,8 million de personnes inscrites et 380.000 joueurs actifs, dont 125.000 qui achètent des cartes. C’est un bon chiffre, mais nous visons beaucoup plus, et pour y arriver nous avons plusieurs leviers. Le premier, c’est le prix. Nous regardons comment faire en sorte d’abaisser le prix du ticket d’entrée. L'objectif est clairement de permettre aux gens de jouer en mode payant en mettant moins d’argent.

Est-ce que cela pourrait passer par une nouvelle série de cartes moins rares et donc moins chères ?

Créer des cartes moins chères n’est pas forcément la meilleure idée. Une piste pour nous serait de permettre de jouer avec une seule carte et pas cinq. Rien qu’avec ce système, on réduit considérablement le coût d’entrée. Nous réfléchissons aussi à la simplification du jeu ou encore à un système de “free-to-play”, qui est un mode de jeu plus fun, plus social, et qui permettrait d’élargir considérablement l’audience. Nous investissons beaucoup sur ce dernier point.

Quel est votre plus gros marché aujourd’hui ?

C’est l’Europe et c’est normal parce qu’on est parti de France. Ce qui est intéressant, c’est que les Etats-Unis sont déjà les numéro trois. Et les lancements que l’on va faire vont encore nous aider.

En septembre 2021, vous avez levé 680 millions de dollars, un record pour la French Tech et une opération qui vous valorise à plus de… 4 milliards de dollars. Quel impact l’opération a eu sur Sorare ? Comment gérer un tel changement de statut ?

Il faut réussir à garder la cohérence, la culture et la vélocité que nous avions lorsque nous étions encore une toute petite entreprise. Et le plus important, c’est d’avoir de la patience, parce que lorsque vous récupérez autant d’argent, vous pouvez être tenté de vous dire que tout va aller encore plus vite. Mais ce n’est pas le cas. Une entreprise c’est un collectif, ça ne se transforme pas comme ça. Nous avons aussi fait beaucoup de recrutements. Et recruter les profils du calibre de ceux que l’on voulait prend du temps. J’aime bien prendre l’exemple de Ryan Spoon, qu’on est allé récupérer chez ESPN où il a dirigé pendant près de dix ans le numérique et les jeux fantasy. Ce n’est pas simple de trouver quelqu’un comme lui. Et après il faut encore lui laisser le temps de faire son équipe, donc très vite tout ce processus prend neuf ou douze mois. Parfois cette “lenteur” est frustrante, mais elle est normale. Il faut juste apprendre à la gérer. Là où nous avons vraiment gagné du temps avec la levée de fonds, c’est sur la signature de nouveaux championnats et nouveaux sports… Ça ma beaucoup aidé !

Peut-on envisager un futur token Sorare ?

Il ne faut jamais dire jamais, mais ce n’est pas dans nos plans au moins à court terme. Si je devais me prononcer aujourd’hui sur la monnaie “in game”, je pense que plutôt que d’utiliser l’ether (le token d’Ethereum, ndlr) qui fluctue, on partirait sur quelque chose de plus stable. Il ne faut pas perdre de vue que les dizaines de millions d’utilisateurs que nous visons vont venir pour jouer et pas pour spéculer.

Si vous partiez sur quelque chose comme un stablecoin, ce serait quand ?

Aujourd’hui nous avons une veille technologique sur tous les protocoles. Nous n’avons pas pris de décision en particulier, mais c’est effectivement quelque chose que l’on regarde de très près.

Sorare est aujourd’hui utilisé par des centaines de milliers de personnes, parmi lesquels des joueurs de football professionnels. Comment gérer les conflits d’intérêts ? Deux joueurs de l’Ajax Amsterdam ont récemment cherché à tirer profit d’une composition d’équipe avant que celle-ci soit publiquement annoncée…

Oui c’est une question essentielle pour nous. Il n’y a rien de plus important que l’équité. Nous allons sortir ce mois-ci des nouvelles conditions d’utilisation, notamment à destination des joueurs professionnels. Ils pourront toujours jouer, mais il faut vraiment veiller à ce qu’aucun d’entre eux ne puisse tirer des avantages de leur statut.

En parlant de joueur professionnel, on a vu que Kylian Mbappé avait fait la promotion de sa carte Sorare. Y a-t-il quelque chose entre lui et Sorare ?

Beaucoup de joueurs ont investi dans la société et ont acheté des cartes. Les joueurs sont au centre de Sorare, donc avoir d’anciens joueurs et des joueurs actuels est une chance. Mbappé est une star mondiale, un joueur iconique, forcément ce serait génial. Mais je n’ai rien à annoncer en particulier le concernant.

Est-ce que sponsoriser une équipe de football pourrait être un moyen pour vous d’élargir votre audience ?

Tout est sur la table. Nous allons commencer à faire du marketing et à être plus visibles dans les mois qui viennent. Après je ne cesse de le répéter : nous ferons du sponsoring de club quand le produit sera parfait ou presque. Se lancer dans ce genre d’aventure est assez coûteux, donc il ne faut pas se louper. Quand nous serons prêts, nous le ferons. Et nous le serons très bientôt.

Aujourd’hui, quel budget faut-il compter en moyenne pour faire son équipe et commencer à jouer à Sorare ?

Nous avons deux modes de jeu, "underdog" et "specialist”" qui permettent de jouer à Sorare pour quelques euros. Mais cela reste encore marginal.

Est-ce que vous avez une idée du panier moyen des joueurs de Sorare ?

C’est très inégal. Il faut regarder en fonction de la rareté des cartes. Pour les cartes “limited”, c’est-à-dire les moins rares, le panier moyen représente quelques centaines d’euros par an. Et lorsqu'on parle des cartes uniques, soit la crème de la crème du jeu, ça peut monter jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros, mais seules quelques dizaines d’utilisateurs sont concernés.

Qu’avez-vous pensé lorsque la carte d’Erling Haaland s’est vendue pour plus de 600.000 euros en janvier dernier ?

Au risque d’être un brin provocateur, je trouve que ce n’est pas beaucoup. Quand je regarde la valeur intrinsèque d’une carte NFT, je trouve qu’elle offre beaucoup plus de choses qu’une carte physique. Quand on voit que certaines cartes physiques partent pour des millions, les montants des cartes NFT pourraient être bien plus importants. Mais ce n’est pas une fin en soi, nous n’avons jamais eu comme objectif de battre des records.

Combien les clubs touchent-ils en royalties sur chaque carte vendue sur le marché primaire ? Aux dernières nouvelles c’était entre 5 et 15%...

Je ne communiquerai pas à ce sujet.

Est-ce que vous pourriez un jour prélever des commissions sur les cartes qui s’échangent sur le marché secondaire ?

C’est quelque chose que nous explorons, notamment sur les sports américains. Sur le foot c’est toujours en réflexion, mais ce n’est pas urgent, il n’y a pas de plan à court terme pour le faire.

Vous avez choisi le layer 2 de Starkware pour éviter les frais très importants d’Ethereum, pourquoi ce choix plutôt qu’un autre ?

Quand nous avons dû choisir en 2021, il y avait deux solutions. D’une part les layers 1 comme Solana ou Flow, et les autres layers 2. On s’est retrouvé à la place d’un investisseur : on a analysé la qualité des équipes, la technologie, les clients existants, etc. Nous avons été très rigoureux car on s’était un peu brûlé les ailes par le passé. Nous avons commencé sur Ethereum, avant de passer sur le layer 2 Loom, puis de revenir sur Ethereum à cause de différends avec l’équipe. Pendant tout le temps où nous étions sur Ethereum, nous avons toujours pris en charge les frais de réseau. Certains mois, ça nous coûtait des millions d’euros…

Pourquoi avoir décidé de prendre en charge les frais ?

Cela permettait de retirer de la complexité au produit. J’ai préféré réduire notre marge pour remplir notre objectif : amener Sorare à des millions de joueurs.

Est-ce que vous avez l’impression qu’il se passe quelque chose en France ?

Aujourd’hui, je trouve qu’il y a une vraie dynamique. C’est assez impressionnant. Après nous avons encore beaucoup à faire. Nous sommes encore un petit écosystème. Il y a du chemin, et ça passe notamment par la politique. Emmanuel Macron a plusieurs fois parlé de nous, il l’a fait dans l’interview publiée dans The Big Whale, et nous sommes très fiers. Mais il pourrait faire encore plus. Notre conviction c’est que le Web3 est l’avenir de la France et de l'Europe.

Quelles sont vos priorités dans les mois qui viennent ?

La priorité numéro un c’est évidemment d’améliorer le jeu de football. C’est le premier sport au monde. La priorité numéro 2 c’est d’être bons sur les autres sports aux Etats-Unis. On va voir comment attaquer ce marché, comment faire en sorte que le gâteau grandisse pour tout le monde. Nous allons faire grossir le football grâce aux sports américains et inversement. La troisième priorité c’est de faire grandir l’équipe. Nous étions 17 lors de la série B, actuellement nous sommes 75 et nous serons 200 à la fin de l’année, dont 100 à Paris et le reste à New York.

Le fait d’avoir à votre conseil d'administration des personnalités comme la championne de tennis Serena Williams, qu’est-ce que cela apporte ?

Dès le départ, j’ai dit que je voulais travailler avec des sportifs qui sont pleinement engagés dans le projet. Nous ne voulons pas des sportifs qui sont là pour un communiqué de presse. Nous aurions pu en signer plein comme ça. Et quand ce n’est pas authentique, ça se voit. Serena Williams est assez incroyable. Elle nous amène beaucoup de choses, d’une part sur la compréhension des sports féminins qui est évidemment un terrain sur lequel nous allons aller. Et puis il y a sa relation avec les joueurs, les associations de joueurs et tout son réseau. C’est assez énorme.

Et Antoine Griezmann ou Gerard Piqué ?

Chacun apporte sa patte. Gerard Piqué est très bien connecté à l’écosystème, aux clubs. Il nous permet de bien naviguer dans les arcanes du football avec les ligues, les fédérations, les clubs… Antoine Griezmann est beaucoup plus concentré sur le produit, l’expérience utilisateur. Il va donner des conseils sur la marketplace, il aime le produit. Après nous ne cherchons pas à cumuler tous les profils. Nous voulons juste les meilleurs.

THE BIG QUESTION

­­­Emprunter des euros en échange de cryptos ?

L’ex-avocat Victor Charpiat, bien connu dans l’écosystème crypto, vient de créer Kolat, une société qui va permettre d’emprunter des euros contre cryptomonnaies.

­­­­Comment Kolat va-t-il fonctionner ?

C’est relativement simple : pour emprunter des euros, un client va nous laisser en garantie des cryptomonnaies. Il faudra juste que le montant en cryptomonnaies soit supérieur à la somme qu’il va emprunter. Au départ nous n’accepterons en garantie que les stablecoins les plus sûrs, mais aussi certaines cryptomonnaies bénéficiant d’une grande liquidité, comme le bitcoin ou l’ether. Contrairement aux solutions concurrentes (surtout disponibles aux États-Unis) qui sont relativement chères avec des taux d’emprunt de 5 à 10% par an, Kolat compte offrir des taux plus attractifs inférieurs à 2% (selon les conditions de marché). Pour y parvenir, nous réutiliserons le collatéral déposé pour générer du rendement, que ce soit en le plaçant sur des protocoles DeFi ou en le déposant sur des plateformes centralisées et régulées. Dans tous les cas, le collatéral ne sera jamais vendu et nous garantissons à l'emprunteur la restitution complète de sa garantie, même en cas de forte chute du marché.

Quel est l’avantage et à quoi ça va servir concrètement ?

Cette offre s’adresse principalement aux entreprises “crypto-natives” (protocoles DeFi qui vendent des tokens, entreprises qui vendent des NFT, etc.), c’est-à-dire des structures qui se financent principalement à partir d’actifs numériques. La plupart d'entre elles ont très peu de sources de revenus en euros et rencontrent parfois des difficultés lorsqu’elles souhaitent les vendre. On s’adresse également aux entreprises qui ont des cryptos dans leur bilan et qui auraient envie de diversifier leurs sources de financement. À moyen terme, on visera aussi les family offices qui ont investi dans les cryptos pour diversifier leur patrimoine et auraient envie d’obtenir une ligne de crédit à partir de celles-ci.

En quoi Kolat est-il intéressant fiscalement ?

Le prêt collatéralisé permet une forme d'optimisation du cash-out (conversion cryptos-euros, ndlr), car les crypto-actifs possédés par l'emprunteur sont "monétisées" sans être vendues. Or, le fait générateur de l'imposition (pour les entreprises comme pour les particuliers) est la cession. L'entreprise inscrit donc un emprunt à son bilan, mais conserve la propriété des crypto-actifs déposés en collatéral.

­­­­Cette édition a été préparée avec ❤️ par Raphaël Bloch et Grégory Raymond. The Big Whale est un média libre et indépendant. En nous soutenant, vous participez à son développement. PS : c'est très sympa de faire tourner cette édition à vos amis, mais profitez en pour leur dire de s'abonner 🐳

Envie de rejoindre la révolution Web3 ?

Le meilleur de l'info crypto, NFT, DeFi en 15 minutes chaque semaine grâce aux deux newsletters (mercredi et jeudi) des journalistes spécialisés Grégory Raymond et Raphaël Bloch.