TBW #52 : C'est quoi un journaliste ?

TBW #52 : C'est quoi un journaliste ?

Retrouvez toutes les informations de la 52ème newsletter Premium de The Big Whale.

Bonjour les Whales et bienvenue aux petits nouveaux qui viennent de nous rejoindre dans l’édition Premium ! Vous êtes déjà plus de 1500 à nous lire chaque semaine. Merci infiniment 😍

À dévorer cette semaine

🖊️ L'édito de la rédaction

🗣 Nos infos exclusives

🔶 Paolo Ardoino (Tether)

🚀 Metamask

Notre mission ✊

C’est quoi un journaliste ?

Depuis des années, et encore plus depuis le lancement de The Big Whale en 2022, cette question est omniprésente. Et s’il y a un constat qui ressort de toutes nos discussions passées et actuelles, c’est que plus personne n’est capable de définir ce qu’est un journaliste, et pas seulement dans le Web3 ! 🤔

Internet et ses nouveaux codes ont évidemment une grande responsabilité dans cette perte de repères.

Aujourd’hui, n’importe qui peut créer du contenu, publier des images, tourner des vidéos, bref faire quelque chose qui s’apparente à de l’information, mais qui n’en est pas réellement. Le débat actuel autour de la loi sur les “influenceurs” et leur activité en est d’ailleurs le plus bel exemple (réécoutez le Space que nous avons organisé lundi).

Soyons clairs, la possibilité pour chacun de créer, de publier et de diffuser des contenus - pour beaucoup rémunérés 💰 - est une liberté absolue que nous chérissons plus que tout. Du moins, tout autant que la nécessité d’avoir une information de qualité, contradictoire et transparente.

Et c’est là qu’entre en jeu la responsabilité des journalistes - la nôtre. Car considérer qu’Internet serait le seul responsable du flou autour de la définition des journalistes serait une énorme erreur, surtout de la part des journalistes eux-mêmes.

Depuis des années, les journalistes, pour des raisons différentes, ont perdu le fil : au lieu d’expliquer ce qu’est leur mission, comment ils travaillent (recouper les informations, respecter le contradictoire), ils ont préféré prendre la pente confortable - pas tous ! - de “l’infocommunication” plus rentable sur le court terme en oubliant que l’information, la vraie, est un combat professionnel du quotidien et une source de valeur beaucoup plus importante sur le long terme pour les abonnés, et la société plus largement.

C’est en tout cas comme ça que nous voyons notre mission chez The Big Whale 🐳.

Nos informations exclusives 🔥

👉 Kraken cherche des cibles en Europe

La plupart des acteurs cryptos le savent : les périodes de “Bear Market” sont aussi celles où il y a des opportunités de rachats. Surtout quand on est un acteur de poids comme… Kraken 🐙.

Selon nos informations, la plateforme américaine, troisième plus gros acteur du monde sur le marché spot (derrière Binance et Coinbase), envisagerait de potentielles acquisitions en Europe.

“Ils nous ont approché pour un rachat”, confie un acteur français régulé. “Kraken regarde ce qu’il se passe en France et en Europe”, confirme un avocat.

Kraken, qui a été créé en 2011, est déjà présent en Europe depuis des années. La société dispose notamment de bureaux à Berlin, qui font office de siège européen informel.

Mais il semblerait que la société voudrait accélérer sur le Vieux continent et l’arrivée du réglement européen MiCA n’y est pas pour rien : à partir de fin 2024, Kraken devra absolument se conformer à MiCA pour continuer d’opérer dans les 27 pays membres de l’Union européenne ; jusqu’à présent, la plateforme ne détient aucun enregistrement local… L’acquisition d’un acteur européen régulé pourrait accélérer les choses. 🇪🇺

Cette démarche pourrait aussi être en lien avec le contexte de la régulation aux États-Unis. Kraken a annoncé il y a quelques semaines qu’il arrêtait son service de staking à cause d’une enquête du gendarme boursier américain (SEC).

Contactée, la plateforme n’a pas souhaité réagir.

Paolo Ardoino (Tether) : “Nous sommes la société la plus résiliante du secteur”

PA

Critiquée pour son manque de transparence, la société Tether semble plus forte que jamais avec son stablecoin, l’USDT, qui pèse plus de 70 milliards de dollars. The Big Whale a parlé de cette insolente et troublante santé financière avec son responsable technologique (qui est aussi CTO de Bitfinex).

The Big Whale : Le crash de Tether a été annoncé 1000 fois, et pourtant vous êtes toujours là. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Paolo Ardoino : Depuis des années, nous sommes attaqués, critiqués, certains espérant que Tether s’effondre, mais ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Parce que leurs attaques ne sont pas fondées.

Nous sommes en contact avec les régulateurs américains, beaucoup de choses ont été auditées. Je pense que nous sommes la société la plus surveillée et aussi la plus résiliante du secteur.

Il y avait des critiques sur votre réserve. Vous avez abandonné récemment les papiers commerciaux, qui sont des obligations composites d’entreprises (plusieurs types de prêts regroupés) au profit de bons du Trésor américain censés être beaucoup plus solides. N’est-ce pas le signe qu’il y avait un problème ?

Il y a eu des contre-vérités sur ce sujet. Beaucoup disaient que nous avions des papiers commerciaux sans préciser qu’ils étaient de bonnes qualités. Nous avions ceux qui étaient les mieux notés.

Nous avons ensuite évolué vers les bons du Trésor parce qu’il y avait une demande de nos clients en ce sens et que cela nous semblait être la bonne stratégie.

La banque Silicon Valley Bank est tombée en 48 heures alors qu’elle avait ses caisses remplies de bons du Trésor américain…

Oui, mais on parle de bons à 30 ans, c’était n’importe quoi ! Ils ont mis tout l’argent de leurs clients dans des obligations qui n’étaient absolument pas liquides, et ils l’ont fait parce qu’ils voulaient le plus de rendement possible (en principe, une maturité longue rapporte plus, ndlr), et ça s’est payé cash. 💥

Pour l’USDT, ce n’est pas du tout le cas. Nous n’avons que des bons du Trésor américain avec des maturités courtes. Pour vous donner une idée, aujourd’hui, nous sommes sur des échéances de moins d’un an.

L’ironie de la situation, c’est que nous avons pu échanger nos papiers commerciaux contre les bons du Trésor sans difficulté, alors que Silicon Valley Bank et les autres banques ont fait faillite.

Dans quelle situation financière êtes-vous ?

Nous n’avons jamais été aussi bien. Au quatrième trimestre 2022, nous avons réalisé 720 millions de dollars de profits. Au premier trimestre 2023, qui s’achève dans quelques jours, nous allons probablement faire la même chose. Au moins 700 millions de dollars de profits. 🤑

Que comptez-vous faire avec ces revenus substantiels ?

L’essentiel de cet argent va être réinvesti dans la société pour développer la technologie et des nouveaux projets.

Parallèlement à cela, nous allons continuer de diversifier la réserve en investissant dans des actifs comme des infrastructures, énergétiques ⚡️ notamment.

Les preuves de réserves sont-elles une solution efficace pour démontrer la solvabilité des plateformes d’échange ?

Nous avons émis une preuve de réserves pour Bitfinex. Je pense que c’est une bonne solution, mais seulement si on la voit comme une première étape, car le problème avec ce système, c’est qu’il ne tient pas compte de l’endettement des entreprises, donc c’est quelque chose de partial.

Pour réussir à faire une preuve de réserves plus complet, il faut travailler avec des cabinets d’audit. Après, même avec les cabinets d’audit ce n’est pas simple, parce qu’auditer une plateforme avec autant de transactions nécessite encore une certaine acculturation. Vous m’imaginez expliquer à des auditeurs comment Monero ou Solana fonctionnent ? 😅

En attendant des audits complets, comment pouvez-vous rassurer vos clients ?

Vous pouvez voir publiquement sur la blockchain que Bitfinex contrôle le deuxième plus gros wallet bitcoin du monde (198.000 BTC soit 5,7 milliards de dollars, ndlr) alors que nous faisons “seulement” 10% des volumes de notre concurrent Binance (qui contrôle plus de 530.000 BTC, soit 15 milliards de dollars ndlr).

Nous n’avons pas besoin de nous faire plus beaux que nous ne le sommes. Bitfinex a une base de clients très solide, c’est le plus important. Nous nous concentrons sur eux et ils nous font confiance car ils voient la technologie et les wallets publics.

Néanmoins, comme je viens de la finance traditionnelle, je comprends que certains préfèrent assurer eux-mêmes la conservation de leurs fonds. Nos clients institutionnels peuvent les laisser chez un tiers comme Fireblocks ou Copper, et faire leurs opérations sur Bitfinex.

Tether n’a pas été affecté par les récentes turbulences bancaires, mais votre concurrent Circle (USDC) a lui été fortement impacté, au moins pendant 48 heures. Qu’en pensez-vous ?

Personne ne peut se réjouir de ce qu’il s’est passé. Si Circle est en difficulté, ce n’est pas une bonne nouvelle. Notre objectif n’est pas d’être les seuls sur les marchés, parce que lorsque vous êtes les seuls, il n’y a plus de marché…

Quelle est votre principale différence avec Circle ?

Au niveau de la transparence et des réserves, notre attestation est trois ou quatre fois plus longue que la leur. Sinon, le principal marché de Circle a toujours été les États-Unis, qui est sans doute pour nous le marché le moins intéressant. Essayer de vendre un stablecoin dollar à Wall Street, c’est comme vendre une messe au Pape, c’est juste une évidence !

Pour nous, l’objectif n’est pas de fournir un nouvel outil aux banques, mais de permettre à 2 milliards de personnes qui n’ont pas accès aux banques d’accéder à des services financiers.

Nous voulons que nos stablecoins (lire notre rapport 💡) soient disponibles dans d’autres régions du monde où nous pensons qu’il y a des vrais besoins, comme en Turquie ou en Argentine (lire notre reportage) où la monnaie s’effondre.

Circle a annoncé la semaine dernière la création d’un siège en Europe. Leur objectif est clairement d’accélérer et de se mettre en conformité avant l’arrivée du règlement MiCA. Quelle est votre stratégie à ce sujet ?

Nous suivons évidemment le sujet de près. Je pense que c’est très bien que MiCA mette des règles et donne la possibilité à l’Europe de protéger son marché en favorisant les stablecoins euros au détriment des stablecoins dollars.

Mais il faut aussi avoir en tête que cela aura potentiellement un impact sur tout le marché, car MiCA est assez contraignant avec les stablecoins, notamment sur les volumes. Le risque c’est qu’il n’y ait pas de stablecoin du tout en Europe. 🇪🇺

Comment trouver le juste milieu ?

Ce n’est pas simple, je le reconnais. La seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que les stablecoins dollars sont ultra dominants.

Comme vous le savez, nous avons déjà un stablecoin euro, l’Euro Tether, et il pèse à peine plus de 40 millions de dollars. En face, notre stablecoin dollar, l’USDT, pèse plus de 1000 fois plus (70 milliards de dollars, ndlr) !

Est-ce que la régulation va permettre de faire émerger les stablecoins euros ? C’est la vraie question. En tout cas, personne ne peut le garantir. En plus d’une réglementation comme MiCA, il faut aussi créer des incitations pour utiliser les stablecoins euros.

Vous êtes présents un peu partout sur la planète. Quelles sont les régions du monde où l’USDT est le plus utilisé ?

Ce n’est ni en Europe, ni aux États-Unis, mais dans les régions où le système financier est le moins développé, c’est-à-dire en Asie du Sud-est, en Afrique et en Amérique du Sud.

Que pensez-vous de l’écosystème crypto français ?

Il est assez impressionnant. Vous avez plusieurs très grosses entreprises à l’image de Ledger qui est un super porte-drapeau pour la France.

Il y a aussi des entreprises comme LN Markets dans laquelle nous avons investi (c’est sa société soeur Bitfinex qui a investi, ndlr). Je pense que les Italiens ont la meilleure cuisine et que la France a les meilleures sociétés cryptos (rires). 🍝

Est-ce que vous avez un plan spécifique pour votre stablecoin euro ?

L’Euro Tether a été lancé sur plusieurs plateformes comme Huobi ou OKX. Cette stratégie montre que nous voulons développer ce produit, aussi parce qu’il y a de la demande.

Est-ce que vous avez publié un audit à propos de l’Euro Tether ?

Nous l’avons fait avec le stablecoin dollar et nous allons le faire avec le stablecoin euro, mais pour le moment ce n’est pas simple de convaincre les grands cabinets d’audit de le faire.

Il n’y a pas encore de règles claires sur ces sujets, donc on demande aux cabinets d’audit comme KPMG ou EY d’appliquer des règles qu’ils doivent inventer en même temps.

Ils ne veulent pas prendre le risque de certifier la réserve de stablecoins qui pourraient être touchée par la régulation.

Que pensez-vous des pressions réglementaires qui pèsent sur l’industrie crypto aux États-Unis ?

Je pense que c’est une opportunité énorme pour l’Europe qui peut devenir une terre d’accueil de l’univers crypto.

Après je n’achète pas l’histoire selon laquelle les États-Unis ne veulent plus de la crypto. Il se passe encore beaucoup de choses là-bas, il y a des projets de très grande taille. Leur problème c’est qu’à défaut d’avoir une réglementation claire, c’est le régulateur qui fait le ménage et cela fait des dégâts. 😬

Quels sont, selon vous, les pays les plus accueillants pour la crypto ?

Je dirais la Suisse et la France pour l’Europe, même si MiCA va lisser tout ça.

Singapour est très attractif en Asie, Dubai au Moyen-Orient et clairement le Salvador en Amérique du Sud.

Au-delà des annonces sur Bitcoin, qu’est-ce qui vous fait dire cela au sujet du Salvador ?

Ils font beaucoup de choses : Il y a évidemment la législation sur les cryptos et surtout Bitcoin, mais il y a également leur projet de minage avec l’énergie des volcans, puis leurs ambitions dans la Tech.

Ils sont très attractifs. Bitfinex travaille avec eux sur place. Le Salvador n’a pas de Bourse nationale, donc nous allons les aider avec notre infrastructure pour distribuer leurs actifs numériques.

Beaucoup disent que le virage crypto du Salvador est avant tout marketing. Qu’en pensez-vous ?

J’avais cette même impression il y a 18 mois, avant qu’il ne fasse du bitcoin leur monnaie légale. Je me disais que c’était avant tout du buzz, puis j’ai rencontré le président Nayib Bukele…

J’ai dîné avec lui il y a quelques mois, et honnêtement, j’ai été bluffé. Je suis Italien, donc je sais comment sont les politiques et je sais qu’ils peuvent raconter des histoires, mais là ils font vraiment des choses. 🇸🇻

N’y a-t-il quand même pas un décalage sur le sujet alors que le pays reste touché par la violence et la pauvreté ?

Là, on parle de la dimension monétaire. Bukele a le choix entre le dollar, qui n’est pas sa monnaie, et le bitcoin qui peut lui permettre de retrouver de la souveraineté, donc il a choisi son parti, et je pense qu’il a fait le bon choix.

Il ne sera sûrement pas le seul à faire ce choix, vous verrez. Je ne serais pas étonné que cela arrive même dans certains pays d’Europe.

Que pensez-vous du bitcoin ?

Je pense que les choses sont claires : Bitcoin a prouvé qu’il était un actif à part, à la fois anti-inflation et capable de servir de structure financière.

Dans notre “Manifeste pour la liberté” (publié en novembre 2022, ndlr) nous nous sommes engagés à favoriser le développement du Lightning Network qui permet de faire du bitcoin un moyen de paiement du quotidien efficace en termes de coût et de rapidité.

Que pensez-vous des monnaies numériques de banques centrales ? Pensez-vous comme certains que c’est le “mal absolu” ?

La plupart des banquiers centraux aiment dire qu’ils travaillent sur des projets de MNBC pour donner l’impression qu’ils sont à la pointe de l’innovation. Mais il faut bien avoir en tête qu’ils sont, eux aussi, effrayés par ce genre de projets.

Ils ne sont pas fous et ils savent qu’ils mettraient le doigt dans quelque chose de potentiellement incontrôlable. Les MNBC sont un aller sans retour. 😓

C’est-à-dire ?

Quand vous lancez un tel projet, il faut bien avoir en tête que cela peut avoir un impact sur les consommateurs, les entreprises, les banques, bref sur la société toute entière. Avec les MNBC, il est possible de mettre des taux d’intérêt négatif, positif, de contrôler l’offre de monnaie, tout simplement.

Prenez votre cash, personne ne peut vous le prendre quand il est dans votre poche. Imaginez demain que vous avez des MNBC. L’État vous dira que tout va bien et puis si, d’un coup, il a besoin d’argent, il pourra se servir dans votre poche en mettant des taux d’intérêts négatifs.

Mis dans la main d’un pouvoir autoritaire, comme en Chine, cela pourrait aller encore plus loin.

Comment voyez-vous Tether dans les années à venir ?

Aujourd’hui, Tether gère l’USDT, qui est le plus gros stablecoin de la planète. L’USDT est très bien, mais ce n’est qu’un actif numérique basé sur le dollar.

Je pense qu’aujourd’hui notre meilleur produit c’est le Tether Gold, c’est-à-dire un stablecoin basé sur l’or. Je pense que l’or n’est pas un compétiteur du bitcoin parce que Bitcoin a déjà gagné la bataille, mais c’est une excellente alternative.

Nous avons beaucoup évoqué les problèmes des banques ces dernières semaines. Qui sont vos partenaires bancaires américains ?

Nous travaillons notamment avec Cantor Fitzgerald, mais d’une manière générale nous avons tendance à ne pas trop compter sur le système bancaire américain.

Nous avons été beaucoup critiqué pour ce choix, mais pour nous, il n’est pas possible de travailler avec un système bancaire aussi fragile, et ce qu’il s’est passé récemment avec Silicon Valley Bank et les autres établissements en est la meilleure preuve.

Avec qui d’autres travaillez-vous alors ?

Nous avons des partenaires bancaires aux Bahamas, en Asie, et dans d'autres régions, mais tous ne sont pas publics.

Vous êtes aussi critiqués car la même équipe dirige deux sociétés très importantes de l’écosystème, la plateforme d’échange Bitfinex et Tether. Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent un mélange des genres ?

Pourquoi cela devrait-il être un problème ? Nous avons créé ces deux entreprises, pourquoi devrions-nous donner nos poules aux œufs d’or à quelqu’un d’autre ? 🤑

Mais vous voyez bien qu’il y a un problème de conflit d’intérêts…

Vous savez, le stablecoin USDC a été cofondé par Coinbase qui est également une plateforme d’échange incontournable. Ils sont dans le même cas que nous, et pourtant cela fait moins débat.

Je suis le directeur technique de Tether et Bitfinex, mais les choses sont bien séparées. Nous faisons très attention à ne pas mélanger nos deux activités.

Tout le monde n’est pas obligé de nous aimer ; nous estimons que Tether et Bitfinex doivent être dirigées par les mêmes personnes, car ces sociétés sont au cœur du développement de l’écosystème.

Pourquoi le CEO de Bitfinex et Tether, Ludovicus Jan van der Velde, n'apparaît-il plus publiquement depuis plusieurs années ?

Je peux vous le présenter si vous le voulez. Pour tout vous dire, ce n’est pas une personnalité publique.

Lorsque le projet a commencé, en 2014, Ludovicus ne pouvait pas imaginer que Tether deviendrait ce que c’est devenu aujourd’hui. Tout le monde n’est pas préparer à assumer l’exposition publique que cela implique… Et il faut dire que je suis bien meilleur que lui pour faire des mèmes sur Twitter (rires).

Aviez-vous vu venir l’effondrement de FTX ?

J’ai toujours pensé que c’était trop beau pour être vrai. Ils ont levé énormément d'argent, mais dépensaient tout cet argent dans le marketing.

Vous savez, je dirige une plateforme d’échange. Je sais combien de frais vous pouvez récupérer en fonction de vos volumes.

Vu leurs chiffres, ce n’était pas possible qu’ils soient rentables. Vous ne pouvez pas dépenser des milliards de dollars dans le naming de stades et en même temps offrir des frais 10 fois inférieurs à la concurrence sans qu'il y ait un problème. Quand je le disais, il y a encore peu, on me répondait que j’étais biaisé, car j’étais un concurrent…

Comment Metamask veut séduire les entreprises

JB

Consensys, qui développe le portefeuille Metamask, monte en régime sur son offre institutionnelle. Son directeur produit Johann Bornman détaille la stratégie du géant américain.

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