TBW Premium #6 : Comment les acteurs cryptos français affrontent la crise de l'UST
Publié le
Published on
20/9/2022

TBW Premium #6 : Comment les acteurs cryptos français affrontent la crise de l'UST

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THE BIG SPLASH

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¡ La Ballena Grande en Argentina ! 🛬

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Ça y est, nous sommes bien arrivés à Buenos Aires ! La capitale argentine n’est pas seulement une très belle ville, mais aussi l’un des poumons de l’écosystème crypto. Il ne nous a d’ailleurs pas fallu longtemps pour comprendre pourquoi : débarquer en Argentine, c’est arriver dans un pays où les habitants jonglent depuis des décennies avec le peso, le dollar, l’euro, des taux officiels, des taux au marché noir, bref avec un système monétaire un brin complexe. Pour des Européens, c’est assez troublant. On vous racontera dans les jours qui viennent comment on a notamment récupéré nos premiers pesos au “juste prix”.

En 48 heures, on a déjà eu le temps de rencontrer plusieurs membres de la communauté crypto argentine, comme Mariano Di Pietrantonio de MakerDAO, ou le responsable “numérique” de la ville de Buenos Aires. En plus d’être accessible, Diego Fernández est un homme passionné, qui travaille notamment sur un projet d’identité numérique sur une blockchain publique (on en parle plus bas).

Mais il n’y a pas que l’Argentine sur notre belle planète. En Europe, et en France surtout, il s’est passé pas mal de choses ces derniers jours, notamment dans le sillage de l’effondrement du projet Terra.

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THE BIG NEWS

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Nos informations exclusives 🗣

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👉 Coinbase va (lui aussi) poser ses valises en France

Après le géant d’origine chinoise, Binance, un autre poids lourd de la crypto devrait très prochainement mettre un pied en France. Selon nos informations, la plateforme d’échange américaine Coinbase a déposé son dossier pour être, lui aussi, enregistré en tant que prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). La candidature a été déposée à l’automne 2021. Compte tenu des délais moyens de traitement des dossiers (six à huit mois), son enregistrement pourrait être imminent. Cette échéance est toutefois indicative car le gendarme financier réclame des gages de sécurité sur les procédés anti-blanchiment et les acteurs extra-européens ont souvent besoin de plus de temps pour montrer patte blanche. L’obtention du PSAN permettra à Coinbase, qui est la seule grande plateforme crypto cotée en Bourse, de se montrer plus agressive sur le marketing (impossible de faire des publicités en France sans). Et surtout préparer l’avenir : lorsque le règlement européen “Markets in Crypto-Assets” (MiCA) entrera en vigueur, seules les entreprises titulaires d’une licence décrochée dans un État membre pourront continuer d’exercer le temps d’obtenir le label communautaire.

👉 Les bons comptes de Tether

Dans le sillage de l’effondrement du stablecoin UST, de nombreux autres projets de cryptos indexés sur le dollar ont connu des turbulences la semaine dernière. Le plus gros d’entre eux, l’USDT (74 milliards de dollars de capitalisation), a connu une forte baisse sur plusieurs plateformes comme Binance. Pendant quelques heures, il a reculé jusqu'à 14%, à 0,86 dollar, faisant craindre un décrochage beaucoup plus violent. Mais en coulisses, Tether, la société qui émet l’USDT, a réussi à profiter de cette volatilité 🤔. “Tether a un mécanisme d’arbitrage extrêmement performant”, confie Anthony Lesoismier, cofondateur du suisse, Swissborg. “Lorsque la parité avec le dollar commence à chuter sur le marché secondaire, la société peut racheter ses tokens à moindre coût sur les plateformes d’échange afin de les revendre sur le marché primaire avec une parité 1:1 contre des vrais dollars”, poursuit-il. Comme nous l'expliquions dans notre rapport sur les stablecoins, l’entreprise émet des tokens USDT en échange de dollars fournis par les acteurs institutionnels. Selon Anthony Lesoismier, “Tether a manifestement dû faire des profits extraordinaires lors de cette séquence”.

👉 L’écosystème français veut son lobbyiste à Bruxelles

Nul n’ignore qu’une partie de l’avenir de l’écosystème crypto se joue dans les arcanes européens. Et surtout pas l’Adan, qui représente les entreprises françaises du secteur des actifs numériques. L’association va bientôt se mettre en chasse d’un(e) directeur(trice) des affaires européennes pour peser du côté de Bruxelles. "Sa mission sera de renforcer l'action au niveau européen, y compris en se rapprochant géographiquement des institutions, afin de mieux fédérer et représenter l'industrie crypto française et européenne”, indique Faustine Fleuret, présidente de l’Adan. Ce recrutement sera financé par un appel aux dons en cryptos (bitcoins et ethers) que l’association vient de mettre en place. “Étant donné que seules les entreprises pouvaient apporter une cotisation pour devenir membres de l’Adan, nous avons estimé qu’il était utile de permettre aux personnes individuelles de participer au développement de l’écosystème”, insiste-t-elle. En fonction des montants récoltés, d’autres actions pourront être financées ultérieurement.

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THE BIG STORY

Ces acteurs français pris dans le piège de l’UST 💥

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👉 L'actu. Le stablecoin UST s’est effondré la semaine dernière.

👉 Pourquoi c'est important. Il était au cœur de nombreux services de rendement proposés par des plateformes français.

 👉 Le contexte. Cette affaire survient au moment où l’Union européenne débat de la future réglementation crypto.

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Un véritable cataclysme. La semaine dernière, l’univers crypto a connu un krach quasi-inédit. En quelques jours, le projet Terra, l’une des plus grosses blockchains de la planète, s’est effondré comme un château de cartes faisant perdre plus de 50 milliards de dollars aux investisseurs. Pour vous donner une idée, cela représente l’équivalent de la capitalisation d’une grande banque européenne.

La chute du projet créé par le Sud-coréen Do Kwon n’a épargné personne. De l’Asie à l’Amérique en passant par l’Europe, des centaines de milliers d’investisseurs ont été touchés, mais pas seulement à cause de l'effondrement du Luna, le token de la blockchain Terra.

Certains investisseurs ont aussi perdu gros dans des opérations de lending, c’est-à-dire de prêts, avec l’UST, le stablecoin de Terra, qui offraient des rendements annuels de plus de 10% en moyenne. C’est le cas de milliers d’investisseurs français, qui avaient placé leur argent auprès de sociétés françaises, comme la start-up Just Mining, dirigée par Owen Simonin, alias Hasheur sur YouTube (560.000 abonnés).

Just Mining n’est évidemment pas la seule entreprise concernée. D’autres start-up tricolores, mais aussi étrangères, étaient exposées à l’UST dont la capitalisation atteignait encore 18 milliards de dollars début mai avant qu’il ne perde sa parité avec le dollar (il vaut actuellement 90% de moins). Selon plusieurs sources, le géant américain Celsius, qui n’a pour l’heure pas encore communiqué, pourrait lui aussi avoir été pris dans la tempête.

Pour bien comprendre ce qu’il s’est passé, il faut rappeler que le stablecoin algorithmique UST était l’une des stars du moment sur les marchés. Il y a encore quelques semaines, vous pouviez le déposer dans le protocole Anchor contre un rendement annuel de 19,5% 🤑. Un taux imbattable dans la finance décentralisée (et à peu près partout en fait…).

Pendant des mois, des entreprises cryptos ont proposé à leurs clients des produits de rendement sur stablecoins avec des taux alléchants grâce à un système simple : ils convertissaient en UST une partie des stablecoins dits “sûrs” (USDC notamment) confiés par leurs clients, ce qui dopait la performance globale. Une mécanique qui s’est évidemment enrayée lorsque l’UST a perdu sa parité avec le dollar et a commencé à s’effondrer à partir du 7 mai.

Pour la quasi-totalité des acteurs que nous avons interrogés, les risques de l’UST étaient bien identifiés, notamment à cause des performances hors normes qu’il procurait. C’était “trop beau pour être soutenable”, rembobinent aujourd’hui certains.

Just Mining a communiqué mercredi 11 mai sur l’ampleur des dégâts, en annonçant un plan d’indemnisation “exceptionnel” : chaque client sera couvert à hauteur de 1250 dollars. "Ce qui signifie que 73% d’entre eux n’encaisseront aucune perte", assure Owen Simonin, le patron de l’entreprise basée à Metz. Rien ne contraignait légalement Just Mining à indemniser ses clients. 

1,4 million d’euros pour limiter la casse

Selon nos informations, le plan de “sauvetage” a coûté un peu plus de 1,4 million d’euros à la start-up, qui fait figure de poids lourd de l’écosystème en France (65.000 clients au total pour l’ensemble de ses produits). Cette somme représente environ “un tiers du trésor de guerre de l’entreprise”, concède Owen Simonin. Ce dernier reconnaît aussi que l’entreprise devra renforcer sa trésorerie pour rester en mesure d’investir.

Un temps imaginée du côté de Just Mining, l’éventualité d'aller chercher de l'aide auprès d'un acteur aux poches pleines a finalement été écartée. “D’autres ont été touchés par la situation à plus ou moins grande échelle, du moins tous ceux qui traitent des volumes importants sur la DeFi", souffle l’entrepreneur. “Nous n’avons pas encore eu l’occasion de débriefer avec l'ensemble de ces structures essentiellement internationales. Elles étaient toutes dans l’urgence et très peu disponible”, témoigne-t-il.

Tout est-il pour autant réglé ? Si Just Mining semble avoir circonscrit l'incendie, il n’est pas exclu que d'autres entreprises soient elles aussi contraintes d'annoncer des pertes. Selon plusieurs sources, les analyses des flux sur la blockchain seraient parfois en décalage avec la communication officielle. “Beaucoup de sociétés qui proposent du yield (rendements sur cryptos, ndlr) vont sûrement essayer de lever des fonds pour contenir leurs pertes, si demain tous les utilisateurs décidaient de retirer leur argent, on risquerait d’assister à des choses terribles”, s’inquiète Anthony Lesoismier, cofondateur de Swissborg.

Même son de cloche pour une source proche de l’Autorité des marchés financiers (AMF) : “S’il y avait eu, comme dans le monde traditionnel, une obligation de restitution des fonds, plusieurs acteurs cryptos auraient pu faire faillite”.

Près de 1000 clients n’ont pas pu être couverts

Si les plus "petits" clients de Just Mining ont été finalement épargnés, ce n’est pas le cas des plus “gros” dont les pertes dépassent 1250 dollars. Un peu plus de 1000 d’entre eux, sur 4000 positionnés sur le lending, ont été impactés par la chute de l’UST et l’exposition de l’entreprise. “Une cinquantaine de clients sont mécontents, mais la majorité de ceux qui ont accusé des pertes avait conscience du fonctionnement du produit et des risques associés”, insiste Thibaut Boutrou, directeur des opérations de Just Mining. “Ceux qui nous font des reproches n’avaient pas bien compris le mécanisme”, indique le numéro deux de la start-up. "Nous allons continuer à être encore plus exigeants sur la transparence et l’éducation de nos clients. C’est important si l'on veut que l’écosystème se développe”.

Just Mining n’a jamais caché son exposition à l’UST dans la fiche descriptive de son produit. Lorsqu’un client envoyait des stablecoins "sûrs" à l’entreprise, ceux-ci étaient susceptibles d’être convertis en UST et donc soumis aux risques associés. “Cela peut paraître facile d’affirmer a posteriori qu’il ne fallait pas toucher à l’UST, mais l’écosystème Terra était valorisé à 50 milliards de dollars, il était inconcevable de ne pas utiliser de l’UST dans le cadre d’une diversification DeFi”, poursuit Thibaut Boutrou. Avant son décrochage, le ratio d’UST dans le produit de Just Mining était de 37%. Il est ensuite monté à 39,58% sous l’effet de la chute de son cours.

Coinhouse joue la prudence

Au terme de notre enquête, seul Just Mining a communiqué sur des pertes importantes liées à l’UST. Coinhouse, premier courtier français, a informé le 14 mai ses clients que ce stablecoin “n’avait jamais été disponible”, que ce soit sur sa plateforme d’échange ou dans ses “Livrets Crypto” (des produits qui proposent du rendement entre 4 et 5% sur les stablecoins réputés sûrs USDT, USDC et EURL). “Notre équipe a toujours insisté sur le fait que les stablecoins algorithmiques, comme l’UST, nécessitent une approche très prudente”, déclare son patron Nicolas Louvet.

Just Mining a été jusqu’en mars 2022 l’une des sources du courtier parisien pour générer le rendement de ses "Livrets Crypto", mais l’UST ne faisait pas partie du contrat. "Nous avons une grande confiance en Just Mining, qui, comme Coinhouse, est membre de l’Adan (l’association française des entreprises cryptos, ndlr) et enregistré auprès de l’AMF", tient à rassurer Nicolas Louvet. “Nous les connaissons depuis leur création et avons hâte de travailler avec eux sur de nouvelles allocations", poursuit-il.

Feel Mining et Swissborg assurent avoir limité la casse

Un autre français, Feel Mining, affirme n’avoir été affecté qu’à la marge et assure que les actifs apportés par les clients n’étaient jamais échangés contre de l’UST. “Une partie des fonds propres de l’entreprise a pu être convertie contre ce stablecoin, mais nous sommes sortis avant que tout ne s’écroule”, affirme son cofondateur Nicolas Marchesse. Selon lui, Feel Mining aurait essuyé "seulement 7000 euros" de dommages, “rapidement compensés via de l’arbitrage”.

Du côté du suisse, Swissborg, enregistré auprès de l’AMF depuis début avril, la fragilité de l’UST avait été identifiée depuis longtemps. “Nous avons fait partie des derniers à le proposer, car c’était une demande de notre communauté, mais nous ne l’avons jamais mélangé aux autres produits de rendement”, explique son cofondateur Anthony Lesoismier. Autrement dit, on pouvait s’exposer aux juteux rendements de l'UST, mais seuls ceux qui apportaient de l’UST pouvaient en bénéficier. “On était critiqués pour nos taux, mais le choix de ne pas rajouter de l’UST dans le mix de nos produits de rendement traditionnels s’est révélé payant”, indique-t-il. Selon l’entreprise, 7741 clients détenant 23 millions d’UST étaient concernés le 9 mai.

L’AMF somme les entreprises de s'expliquer

Pour un acteur de la place qui préfère rester anonyme, “cette affaire risque de laisser un goût amer à l’AMF”. Le gendarme des marchés a envoyé aux entreprises labellisées PSAN une demande d’informations pour connaître leur niveau d’implication dans l’affaire de l’UST.

Dans la lettre que nous avons pu consulter, l'AMF demande aux PSAN si leur situation prudentielle (leur niveau de solvabilité) a été touchée, si celles-ci détenaient de l’UST en compte propre, si elles l'utilisaient comme pivot de transaction, ainsi que des renseignements sur l’exposition des clients.

Contactée, l’AMF n’a pas souhaité faire de commentaires.

Mais déjà certains s’interrogent sur l’efficacité des PSAN, que plus d'une trentaine d'acteurs crypto ont déjà obtenu. "Il faut vraiment se demander à quoi sert cet enregistrement", interpelle un acteur français de premier plan qui a préféré conserver son anonymat. “Il était assez évident que l’écosystème Terra présentait des faiblesses et la plupart des entreprises bénéficiant du tampon de l’AMF donnaient accès à l’UST, en particulier Binance”, souffle-t-il. Le géant d’origine chinoise dispose du PSAN depuis le 4 mai.

Outre les conséquences financières sur les entreprises et leurs clients, cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les négociations autour du règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA), définissant le futur cadre légal des cryptos, qui comportera un volet sur les stablecoins. Alors qu’il était envisagé d’exclure les stablecoins décentralisés (dont l’UST) du futur texte, ces derniers pourraient finalement faire l’objet d’un traitement beaucoup plus strict…

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THE BIG QUESTION

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Pourquoi la communauté crypto est-elle si importante en Argentine ?

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Très impliqué dans la communauté Tech argentine, Diego Fernandez, qui a notamment travaillé dans plusieurs start-up, est devenu en août 2021 le responsable numérique de la ville de Buenos Aires où il plaide pour une adoption massive des cryptos.

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Que pèse l’écosystème crypto argentin ?

Aujourd’hui, l’Argentine est un des pôles les plus importants dans la crypto. Partout dans le monde, les connaisseurs du secteur savent ce qui se passe à Buenos Aires et dans le pays. L’une de nos grandes fiertés est qu’une partie importante d’Ethereum (la deuxième plus grosse blockchain de la planète, NDLR) a été codée ici. Mais il n’y a pas qu’Ethereum, il y a plein d’autres projets en Argentine comme Proof of Humanity, Decentraland, Coinbox… Il y a aussi des membres de l'équipe de MakerDao qui gère le Dai (l’un des principaux stablecoins de la planète).

 Comment expliquez-vous que l’écosystème soit si important ?

 Il y a deux raisons qui l’expliquent : la première, c’est qu’il y a une importante communauté Tech en Argentine. Grâce à l’enseignement, nous sommes le pays d’Amérique du Sud qui compte le plus de développeurs (plusieurs centaines de milliers) par rapport au nombre d’habitants (45 millions d’Argentins). C’est un vrai atout. Et la deuxième raison, qui est en réalité la plus importante, c’est que nous sommes un pays en crise depuis des décennies et que notre monnaie, le peso, ne vaut rien. Personne n’a confiance dans notre monnaie. Aujourd’hui, l’inflation dépasse les 60% par an, il y a un contrôle des capitaux, nous avons deux taux de change avec un taux officiel et un taux sur le marché noir où le peso est beaucoup moins cher. Tous les gamins de ce pays grandissent en apprenant qu’il ne faut pas avoir du peso, donc forcément ça laisse un boulevard aux cryptomonnaies. Les Argentins ont besoin de s’en sortir, donc ils utilisent ce qu’ils peuvent pour s’en sortir, un peu comme les Turcs, les Nigérians ou les Russes…

Que faites-vous au niveau de la mairie pour faire vivre cet écosystème ?

Je ne peux rien faire sur le Peso, mais sur le reste, je peux faire beaucoup de choses parce que j’ai la chance d’avoir un budget et une équipe. Sur le numérique, je peux m’appuyer sur 800 personnes à la mairie. Toutes ne travaillent évidemment pas sur la blockchain. Mais j’ai une dizaine de personnes qui travaillent sur plusieurs projets, et notamment sur celui d’identité numérique pour les habitants de Buenos Aires. Le but de cette future identité qui sera enregistrée sur une blockchain publique, que nous n’avons pas encore choisi, est de permettre à chaque habitant de reprendre le contrôle de ses données personnelles et de ne révéler que ce qui est nécessaire lors d’un contrôle d’identité ou dans le cadre d’un dossier. On espère pouvoir lancer le projet d’ici la fin de l’année.

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