Cryptos : quelles alternatives face aux plateformes centralisées ?
Publié le
Published on
January 3, 2023

Cryptos : quelles alternatives face aux plateformes centralisées ?

Alors que la chute de FTX a semé le trouble sur la solidité des plateformes centralisées, certains courtiers comme Bitpanda, Trade Republic ou Coinhouse pourraient en profiter.

Deux mois après sa chute, FTX est encore dans toutes les têtes, et notamment celles des investisseurs particuliers.

Si certains ont tout retiré des plateformes pour garder eux-mêmes leurs cryptos - Binance a enregistré des retraits record ces dernières semaines - d’autres veulent toujours utiliser des tiers, mais cherchent d’autres sociétés censées être “plus sûres” quitte à payer un peu plus cher.

Quelles sont-elles ?

Il n’y a évidemment pas d’acteur parfait, mais certains courtiers européens, plus régulés et plus transparents, pourraient tirer leur épingle du jeu dans les mois qui viennent en attirant de nouveaux clients.

On vous prévient, la liste n’est pas exhaustive 😉

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Bitpanda 🇦🇹

Bitpanda est une application d’investissement autrichienne qui revendique un peu plus de 3 millions d’utilisateurs. Créée en 2014, elle permet d’acheter, de vendre et de stocker des actions et des… cryptomonnaies. Un peu plus de 50 cryptomonnaies sont disponibles sur son application.

L’un des principaux avantages de Bitpanda est que la société dispose d’une licence autrichienne qui est l’une des plus contraignantes de la planète. Son (gros) point faible ? La plateforme explique être “sans frais” sur les transactions et ne prendre qu’un “spread” sur les opérations (la différence entre le prix à laquelle ils achètent la crypto et le prix auquel ils vous la vendent), sauf que cet écart peut atteindre jusqu’à 4%. Ça pique !

Coinhouse 🇫🇷

Coinhouse est le principal courtier crypto français. Fondée en 2014, l’ancienne Maison du Bitcoin, qui est enregistrée auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) comme Prestataire de services sur actifs numériques (PSAN), permet, elle aussi, d’investir dans plus de 50 cryptomonnaies qu’elle peut détenir pour vous.

Les frais de Coinhouse varient : les achats de crypto par carte bancaire sont à 3,49%. “Les tarifs vont bientôt baisser”, indique le patron de Coinhouse, Nicolas Louvet. Sur les services d’achat programmé (vous achetez des cryptos à intervalles réguliers), les frais sont de 2%. L’avantage de Coinhouse, c’est que si la société impose une commission à l’achat et à la vente, son “spread” est très faible puisqu’elle achète elle-même les cryptos à des plateformes comme Kraken ou Coinbase.

Coinhouse, qui est l’un des seuls acteurs à disposer de conseillers clientèle (services payants), permet aussi de faire des placements dans des produits d’épargne et d’investissement. Ses livrets ont été touchés par la chute de la société américaine Genesis qui assurait une partie des rendements des livrets. Le remboursement partiel des clients français - un peu plus de 1000 - vient de commencer.

Revolut 🇬🇧

Revolut est l’une des plus importantes fintechs européennes. Créée, elle aussi, en 2014, la société britannique qui revendique plus de 15 millions d’utilisateurs permet d’acheter et de vendre des actions et aussi des cryptomonnaies.

L’avantage de Revolut est sa grande simplicité et le nombre de cryptomonnaies disponibles (95 au total). Les frais de la fintech basée à Londres sont aussi assez transparents puisqu’ils s’affichent à chaque transaction : 1,99% par transaction pour les clients standards et 0,99% pour les clients Premium (et Metal).

Le gros point faible de Revolut est que vous ne pouvez pas utiliser vos cryptomonnaies en dehors de l’application (vous ne pouvez pas les envoyer sur un wallet externe, par exemple).

Trade Republic 🇩🇪

Trade Republic est le petit dernier de la famille “crypto”. Lancée juste avant la crise du Covid en 2019, la plateforme d’investissement allemande a démarré avec les actions et propose depuis quelques mois d’investir dans les cryptos ; le service est disponible dans 12 pays européens, dont l’Allemagne, la France, l’Espagne.

Trade Republic, qui compte déjà un peu plus de deux millions de clients, est régulé en Allemagne et son activité de conservation des actifs numériques l’est en Autriche. “La réglementation autrichienne est la plus intéressante pour se développer en Europe”, selon Matthias Baccino, responsable France de Trade Republic (lire son interview).

Le gros point fort de Trade Republic est son système de commission. La société ne prend pas un pourcentage sur les volumes d’achat ou de vente, mais prélève un euro par transaction quel que soit son montant. Son point faible ? La société ne permet pas, elle aussi, de retirer ses cryptomonnaies ; ça devrait bientôt arriver. En attendant, pour récupérer votre argent, il faut les vendre sur Trade Republic et retirer des monnaies fiat (euro, livres…).

eToro 🇮🇱

eToro est une société israélienne créée en 2007. Elle revendique aujourd’hui 30 millions de clients qui peuvent acheter des actions et des cryptomonnaies (plus de 70 cryptomonnaies sont disponibles).

L’un des points forts d’eToro, qui est notamment régulée au Royaume-Uni, est son interface très simple à utiliser avec la possibilité de copier la stratégie d’investissement d’autres traders. La société permet également de retirer ses cryptomonnaies de l’application. “L’utilisateur a un contrôle total sur son investissement, quelles que soient les actions du courtier ou de la Bourse”, explique un porte-parole.

La société applique une commission de 1% à l'achat et à la vente des cryptomonnaies.

Swissborg 🇨🇭

Swissborg est l’un des courtiers cryptos les plus connus en Suisse. Lancée en 2017, la société revendique plus de 700.000 clients, essentiellement en Suisse, en France et au Royaume-Uni.

Swissborg, qui est en train de lever des fonds auprès de sa communauté (on en reparle dans l’édition Premium), dispose d’une offre large de services avec l’achat de cryptomonnaies (26 au total) et des solutions de staking et de lending qui, pour ces dernières, ne sont pas sans risques comme l’ont montré les crash successifs de Celsius et d’autres.

Les frais de Swissborg sont parmi les plus faibles du marché avec une commission de 0,10% uniquement sur les retraits. La société prélève jusqu’à 1% de frais sur les transactions selon les cryptomonnaies et les montants. L’un des points faibles de Swissborg est qu’il détenir et immobiliser du token de la société, le CHSB, pour accéder à ses services Premium (comptez environ 4000 euros actuellement pour profiter des meilleurs avantages). Ce token étant assez limité dans son utilisation, cela présente un risque d’investissement assez important.

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