Éric Larchevêque :  “C’est face à l’abîme que vous voyez qui vous êtes”
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Published on
January 24, 2023

Éric Larchevêque : “C’est face à l’abîme que vous voyez qui vous êtes”

Plus discret depuis son départ de la tête de Ledger, Eric Larchevêque n’en reste pas moins un acteur de poids dans la crypto. Pendant plus de deux heures, nous avons fait le tour de tous les sujets avec lui.

Depuis 2019 et votre départ de la direction opérationnelle de Ledger, on vous voit un peu moins. Que faites-vous ?

Beaucoup de choses ! J’accompagne des entrepreneurs comme business angel et j’ai également des activités plus personnelles. Je m’occupe de mon domaine à Vierzon, je profite de ma famille…

Vous êtes quand même toujours présent dans la crypto ?

J’y suis surtout encore en siégeant aux conseils d'administration de Ledger et de Coinhouse. Maintenant, je vous mentirais si je vous disais que je ne vis plus au rythme des marchés cryptos parce que 90% de mes avoirs sont toujours en cryptos ! Je reste très exposé. Si demain les cryptos s’effondrent, je perds très gros.

Dans une récente interview aux Échos, vous avez expliqué être toujours très optimiste sur ces sujets…

Je n’ai pas changé d’opinion depuis plus de 10 ans. Je suis toujours convaincu par les cryptos.

Le titre des Échos sur “l’homme qui croit encore aux cryptos” était un peu excessif parce qu’il donne l’impression que je suis seul à y croire, ce qui n’est évidemment pas le cas, mais c’était marrant, c’est le jeu.

À la fin, ce qui compte, c’est que l’interview soit tombée au bon moment. Elle permet de rappeler certaines évidences.

Vous êtes dans l’écosystème depuis plus de 10 ans. Avez-vous été surpris par l’effondrement de FTX ?

Si vous m’aviez dit la veille que c’était une telle escroquerie, je ne vous aurais pas cru. J’ai suivi le projet depuis le début, je suis l’un des premiers investisseurs en FTT (le token de la plateforme, ndlr).

Je me souviens, à l'époque j’avais investi 50 bitcoins dans le FTT, vraiment au tout début, c'était en 2018 ou 2019. J’avais suivi le lancement du projet, discuté avec l’équipe qui avait l’air assez solide. Ils avaient développé leur propre technologie qui marchait très bien. C’était carré.

Il n’y avait aucun signe avant-coureur ?

Avec le recul on se dit peut-être que oui, mais c’était impossible d’imaginer un tel scam (”escroquerie”).

Avez-vous perdu de l’argent dans FTX ?

J’ai eu à un moment donné beaucoup de FTT, et je me suis progressivement “dérisqué” en en vendant une partie, mais j’en avais toujours une partie qui était stakée (immobiliser pour obtenir du rendement, ndlr) sur FTX.

Quand les choses se sont gâtées en octobre, j’ai eu la possibilité de déstaker mes FTT contre une pénalité de 10%. Je trouvais ça très cher. J’ai regardé les articles, les tweets des membres de l’équipe de FTX et d’Alameda Research qui disaient que tout allait bien, jusqu’au lendemain… Là, tout a explosé et le prix du FTT s’est effondré.

J’ai tout vendu contre des bitcoins, mais c’était trop tard, les fonds étaient gelés sur la plateforme.

Avez-vous perdu beaucoup d’argent dans l’opération ?

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J’ai perdu une cinquantaine de bitcoins avec le crash de FTX, mais j’avais gagné de l’argent en vendant des FTT avant l’effondrement, donc l’opération globale n’a pas été négative financièrement.

En revanche, ce qui est négatif, c’est l’impact de FTX sur le reste des acteurs de l’industrie comme Coinhouse et même Ledger, car si l’activité a fortement augmenté (retrouvez l’interview de Pascal Gautier), le contexte, lui, ne s’est pas amélioré.

Tout le monde est touché.

Peut-on quantifier cet impact ? Coinhouse a 15 millions d’euros bloqués chez Genesis, qui utilisait lui-même FTX…

Difficile de le savoir. Nicolas Louvet (CEO de Coinhouse) et ses équipes ont pris les mesures nécessaires pour indemniser les clients (retrouvez son interview).

Au-delà de l’impact, cette affaire est une vraie leçon sur la concentration d'un marché et les risques qui en découlent.

Ce qui est vraiment très frustrant, c’est qu’un tel épisode dévalorise tout un secteur. Personne ne peut croire que nous sommes suffisamment sérieux. Il faut être lucide, nous passons tous pour des clowns, j’ai l’impression d’être revenu en 2016. Tout le travail de pédagogie fait auprès du grand public et des acteurs institutionnels a pris un sacré coup.

Combien de temps faudra-t-il pour tourner la page ?

Cela va prendre du temps. Est-ce que c’est un an, deux ans, voire plus ? Aucune idée, mais le mal est fait. D’ailleurs, vous le voyez bien depuis quelques semaines avec le grand retour des éditorialistes et économistes qui vous annoncent tous les ans la mort du bitcoin et des cryptos.

Est-ce que vous trouvez que le secteur est immature ?

Les choses ont beaucoup évolué, et en positif. Il y a eu une vraie appropriation des sujets cryptos et ça se ressent notamment auprès des entreprises.

J’ai déjeuné récemment avec les membres du comité exécutif d’une grande banque et ils étaient tous assez positifs sur le sujet, même si je sais très bien que les banques ne sont pas très pro-cryptos.

J’ai senti un vrai changement sur la question, même sur leur approche. La preuve, ils parlaient de “cryptos” et plus de “blockchain”. Tous ceux qui sont dans cet univers depuis des années savent quel progrès cela représente. Et puis il y a eu FTX, et là ça a été la douche froide. Ceux qui poussaient les sujets cryptos dans les entreprises doivent maintenant un peu raser les murs.

La chute de FTX a également eu un impact politique important avec des autorités qui veulent durcir la réglementation…

Oui, et ce n’est pas étonnant. Le plus problématique dans cette histoire c’est que ces initiatives, comme on l’a vu en France, peuvent donner l’illusion que cela va changer les choses, ce qui n’est absolument pas le cas.

Après, nous aurions tort de rejeter la faute sur les politiques. L’écosystème crypto n’a pas besoin des politiques pour être en difficulté. Beaucoup d’acteurs du secteur se sont développés sur cette idée de “yield” (rendement). Et là, les services qui offrent du rendement, c’est tout simplement terminé.

Il y a le staking, non ?

Bien sûr. Mais beaucoup d’entreprises se sont lancées tête baissée dans le rendement parce que les marchés ne faisaient que monter. Or, on ne change pas de business model comme ça.

Qu’est-ce qui manque à l’écosystème pour franchir un vrai cap ?

Je pense que le secteur a encore un côté amateur. Il y a un manque global de rigueur, même dans la manière de parler, de se présenter. Il y a une espèce de culture “cool” qui est sympa, mais qui, lorsque c’est plus qu’un vernis, devient un handicap.

Quels sont les sujets qui vous intéressent le plus dans la crypto ?

Il y en a beaucoup ! Globalement, ce qui me plaît le plus, c’est cette idée de Web3. La promesse de remettre les utilisateurs au centre du modèle via une nouvelle gouvernance et la propriété des données est un changement radical.

Le Web3 peut avoir le même impact que les applications mobiles dans les années 2010. Elles ont donné un nouvel élan à l’économie numérique et ont rebattu les cartes entre les entreprises. Il y a une lame de fond du Web3 assez forte. Là, nous sommes encore dans la stupeur, mais les choses vont repartir.

Néanmoins, on ne connaît pas encore beaucoup d’applications…

Ça dépend des projets et de leur structure. Sur les applications, les choses avancent : regardez ce qu’il se passe sur la finance décentralisée, les NFTs. Évidemment que les choses ne sont pas encore “grand public”, mais ça avance.

Et le métavers ?

C’est plus compliqué… Honnêtement, je n’ai toujours pas tout compris au métavers. Il y a autant de définitions que de gens qui en parlent, c’est un peu un mot-valise.

Quels sont les projets Web3 qui vous ont le plus intéressés ces derniers mois ?

Difficile ! Je vais demander à ChatGPT (rires).

Plus sérieusement, je dirais que c’est autour de la finance décentralisée. C’est là où aujourd’hui vous trouvez le plus de choses prometteuses.

Je dirais aussi qu’un projet comme Sorare est le bon exemple du bon projet Web3. C’est la promesse que tu peux distribuer des cartes uniques que les joueurs possèdent, qu’ils peuvent s’échanger. Sur cette base, vous avez tout une nouvelle économie qui se crée.

Avez-vous investi dans Sorare ?

Non, c’est un peu mon regret. Je me souviens encore de Nicolas Julia venant me voir courant 2017 pour me parler de Sorare.

À l’époque, j’étais encore CEO de Legder et je gérais notre levée de fonds, donc j’étais pas mal occupé, et je venais aussi d’investir dans plusieurs projets. J’y croyais et je me suis dis que je verrai plus tard, mais les choses sont allées très vite. Finalement, j’ai pu investir dans Sorare, mais via une société d’investissement. Ça tient à peu de choses !

En parlant d’investissement, beaucoup de gens vous connaissent grâce à la télévision et à l’émission “Qui veut être mon associé” sur M6. Vous avez l’air d’aimer ça !

J’adore même !

Qu’est-ce qui vous plaît ?

Plusieurs choses. D’abord le fait de mettre en avant l’entrepreneuriat, je trouve que c’est un message très positif en France. Puis, il y a l’émission en elle-même, on fait des vrais deals, c’est assez stressant, ça me rappelle ma carrière de joueur de poker où j’avais souvent des décisions importantes à prendre et rapidement. Enfin, j’ai découvert l’univers de la télé qui est très sympa. Je prends un plaisir immense à le faire.

Vous ne mettez pas trop l’accent sur la crypto dans l’émission. Est-ce volontaire ?

La production m’a demandé si je voulais en parler, mais il faut être lucide, parler d’investissement n’est déjà pas simple, alors si en plus on parle de cryptos…

L’année dernière, j’ai signé un deal avec le créateur d’une start-up de lave-vaisselles et il a dit à l’antenne “Je veux que vous m’aidiez à faire une cryptomonnaie” ! Tout le monde s’est demandé de quoi il parlait (rires).

Ce qui est marrant, c’est que lorsque des gens me reconnaissent dans la rue, la plupart me parlent de Ledger et des cryptos.

On vous connaît davantage comme le cofondateur de Ledger, et moins comme celui de Coinhouse ? Pour quelle raison ?

J’ai fait la plupart de mes sorties médiatiques en tant que CEO de Ledger.

Vous êtes encore actif chez Coinhouse ?

Nicolas (Louvet, ndlr) gère la société, mais je reste présent. Je le vois souvent, on se parle beaucoup, notamment au sujet des décisions stratégiques.

Que pensez-vous de Binance ?

Je ne sais pas, c’est difficile. Ce qui me frappe le plus, c’est le côté hyper incarnée de l’entreprise, tout le monde connaît son patron CZ ! En soit, c’est une bonne chose, mais c’est aussi un gros point faible, notamment en termes de gouvernance.

La chute de FTX a relancé le débat autour de la conservation des actifs numériques. Que pensez-vous de la technologie MPC utilisée par certains des concurrents de Ledger ?

Le gros avantage du MPC c’est qu’il n’y a pas de hardware, donc c’est plus simple. Son inconvénient, et il est important, c’est que c’est une technologie basée sur des travaux de recherche en mathématiques qui ont encore très peu de recul. Rien ne garantit que ce soit totalement sécurisé.

Quel est la vision de Ledger à dix ans ? Quel est l’objectif ?

La vision de Ledger est que l’intégralité de l’infrastructure financière va migrer vers une infrastructures basée sur des technologies blockchains.

Une fois qu’on a cela en tête, on a tout compris. Ledger permet de protéger et de conserver ses clés privées et donc ses actifs, bitcoin, cryptos, NFTs, sur cette nouvelle infrastructure financière…

Aujourd’hui, notre principal défi est d’avancer sur l’expérience utilisateur tout en conservant un niveau maximal de sécurité. Dans cette vision à dix ans, l’enjeu n’est pas de vendre 2 millions de Nano ou de Stax, mais d’en écouler plus de 100 millions et d’équiper le monde entier.

Nous allons accompagner le développement du Web3. C’est d’ailleurs pour cette raison que des personnes aussi reconnues sur l’expérience utilisateur, comme Ian Rogers et Tony Fadell, nous ont rejoint.

Quelle est la place du logiciel Ledger Live dans cette stratégie ? Est-ce qu’on pourra connecter son compte bancaire par exemple ?

Je ne pense pas. Dans un premier temps, l’objectif est d’abord d’intégrer des cartes de paiement et d’autres services financiers. Ledger doit devenir cet outil qui permet de gérer l’intégralité de ses transactions parce qu’il est le pont entre sa clé privée et les autres applications.

Est-ce que vous avez avancé sur votre projet de simplification de la gestion de la “seed phrase” qu’on est toujours obligé de conserver sur un bout de papier (12 ou 24 mots servant de clé de récupération du wallet) ?

Pascal Gautier a déjà dit qu’il y aurait des annonces sur le sujet.

Quand ?

Bientôt je crois. La gestion de la seed phrase est un enjeu considérable pour des questions de sécurité.

Est-ce que l’on trouve assez de talents dans le Web3 ?

Pas assez ! Il y a globalement un problème et il faut agir au niveau de l’éducation. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai cofondé AlgoSup? Nous formons des jeunes développeurs.

Comment est né ce projet ?

L’école a été créé par Franck Jeannin, un ancien d’Ubisoft qui est venu s’installer à Vierzon. Il a choisi Vierzon parce qu’il y a Ledger qui a installé une usine et que d’autres entreprises Tech sont aussi présentes. Le succès amène le succès, et ça avait du sens de s’installer là-bas.

Quelle est la spécificité de cette école ?

Tout se fait en anglais, les élèves apprennent à travailler en groupe, aussi à travailler à distance.

Actuellement les locaux sont les anciens de Ledger, et nous allons nous installer dans le hall industriel “B3” situé dans le centre de Vierzon. Le but est de faire un peu comme Station F à Paris. Je vais aussi ouvrir un incubateur de start-up, le “V3”.

La mairie de Vierzon, c’est pour quand ?

Jamais, et je vais vous dire pourquoi : pour changer le monde, mieux vaut être entrepreneur que politique ! Alors je ne dis pas que je vais changer le monde, mais aujourd’hui je peux faire plein de choses en étant entrepreneur.

Et si on vous proposait un jour d’être ministre du Numérique ?

Je ferais bien la même réponse.

Si on me demandait sérieusement, je pense quand même que je prendrais 5 minutes pour réfléchir, mais je suis quasiment certain que je déclinerais parce que je pense que je ne survivrais pas dans un environnement où on l’on passe trop de temps à faire des rapports et pas assez à agir.

Comment vous faites pour gérer toutes ces activités ?

Je ne suis plus CEO de Ledger ! J’ai plus de temps pour moi.

En parlant de ça, comment s’est passé votre départ ? C’était une décision de votre part ?

Oui, même si ce n’est pas une décision que l’on prend en se levant comme ça un matin.

Ça a pris du temps, c’était en 2019, il faut se souvenir du contexte : nous étions dans un environnement compliqué, post “bull market” de 2017, et nous étions un peu en sureffectif, donc il fallait restructurer l’entreprise, c’est-à-dire se séparer d’un certain nombre de personnes, et nous voulions commencer par le haut.

Avec Pascal (Gautier, ndlr), on s’est dit que la direction bicéphale que nous incarnions marchait très bien, mais que c’était l’occasion de simplifier les choses. J’ai beaucoup réfléchi, ça a pris du temps, et je me suis aussi demandé si j’étais bien le meilleur pour gérer une société de 1000 personnes qui ne cessait de grandir. J’ai fini par appeler Pascal et je lui ai dit que j’allais proposer au conseil d’administration qu’il me remplace.

Ça a été un grand moment d’émotion au sein de Ledger, et tout s’est très bien passé.

Vous avez eu des regrets ?

Non, parce que je pense que j’ai pris la bonne décision. Après, j’ai peut-être quelques remords parce que dans la vie d’un entrepreneur, diriger une entreprise qui devient une licorne (une entreprise qui vaut plus d'un milliard d'euros), c’est quand même quelque chose de très fort ! Le but d’un entrepreneur c’est aussi de vivre ces moments.

Est-ce que le Stax, qui arrive dans les semaines qui viennent, est une idée que vous auriez pu avoir ?

Honnêtement non, mais c’est un excellent produit.

Quel est l’intérêt d’un tel produit ? Quels sont ses avantages ?

Ce produit n’apporte pas fondamentalement plus de choses que les Nano, mais il s’adresse à un autre public, qui aime beaucoup les NFTs et qui veut pouvoir les montrer. Le but n’est pas de renouveler le parc des Nano, mais de séduire un nouveau public.

Est-ce qu’on pourra faire des choses différentes sur Ledger Live avec le Stax ?

Pas à court terme, mais l’expérience sera plus simple, plus agréable.

Êtes-vous satisfait de la carte de paiement de Ledger ?

On doit encore améliorer les choses au niveau de l’expérience utilisateur, mais le produit est super, l’offre bancaire marche très bien.

Ledger a beaucoup grandi, mais n’est pas encore assez gros pour ne plus être une proie pour quelques géants comme Apple. Que feriez-vous si Apple s’intéressait à Ledger ?

Je serais tenté de vous dire qu’on dirait non, mais c’est toujours pareil : c’est face à l’abîme que vous voyez qui vous êtes. Honnêtement, c’est une question que je ne me suis jamais encore posé en fait, peut-être parce que je ne me l’autorise pas, et en plus je ne suis pas le seul actionnaire. Mais le but n’est pas de se faire racheter par Apple.

Et se faire coter au Nasdaq ?

Ça c’est un autre sujet.

En réalité, les choses sont simples : si vous voulez une belle cotation vous allez au Nasdaq, et à un moment donné pour continuer à croître, il vous faut une belle cotation. Nous avons toutefois encore un peu de temps, le marché manque de maturité. Comme il est impossible d’avoir des prévisionnels stables, c’est risqué parce que les actionnaires n'aiment pas les résultats qui fluctuent.

En attendant, allez-vous lever des fonds ?

Ce n’est pas vraiment le moment ! Notre chance, c’est que quand nous avons fait notre série C (380 millions d’euros au printemps 2021), nous l'avons fait sur une valorisation raisonnable, donc si nous voulons relever de l’argent nous pouvons le refaire sans problème.

Qu’est-ce que vous pensez des entreprises qui ont levé à des valorisations historiques ?

Disons que c’est bien tant que les marchés montent… Quand vous avez levé à des valorisations trop importantes, vous prenez le risque de ne plus pouvoir vous refinancer, ou alors dans des conditions terribles. C’est une vraie leçon. Il ne faut pas se laisser griser par les valorisations excessives !

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