DCG : pourquoi le géant américain inquiète tant
Demandez à UNE IA DE RÉSUMER CET ARTICLE

Le groupe de Barry Silbert, qui est pris dans la chute de FTX via sa filiale Genesis, est de plus en plus sous pression.

Vous avez atteint votre limite de 2 articles gratuits ce mois-ci

La recherche que vos pairs exploitent déjà

The Big Whale donne aux institutions financières la market intelligence, le réseau, et la plateforme pour naviguer avec confiance dans les actifs numériques.
Choisi par plus de 150 institutions financières.

D’habitude ce genre d’échange a lieu en privé, mais, cette fois-ci, Cameron Winklevoss a décidé de la jouer autrement. Dans un tweet publié lundi, le co-fondateur de la plateforme américaine Gemini a interpellé Barry Silbert, le patron de Digital Currency Group (DCG), en l’accusant d’avoir détourné l’argent de “centaine de milliers de personnes” dans le cadre de la faillite de FTX.

Ce tweet a aussitôt déchaîné une montagne de réactions et poussé Barry Silbert à sortir du bois qui a réfuté ces accusations. Mais que se passe-t-il vraiment ?

On fait le point 🔍

👉 D’où vient l’affaire ?


Tout a commencé le 16 novembre. Ce jour-là, la société de prêts cryptos Genesis annonce le gel des retraits sur sa plateforme dont une partie des fonds est partie en fumée avec la chute de FTX (le 11 novembre).

Genesis n’est pas un petit acteur. Cette filiale de DCG gère plusieurs milliards de dollars pour le compte d’entreprises, de fonds et de plateformes. Gemini était l’une d’elles et travaillait avec Genesis pour offrir des produits de rendement à ses clients ; 8% par an. 

En novembre, Barry Silbert s’est engagé à aider financièrement la filiale de son groupe afin que les retraits sur Genesis reprennent. Sauf qu’il ne s’est rien passé depuis. Les 340.000 clients de Gemini n’ont pas accès à leurs fonds évalués à presque un milliard de dollars ! 🫣

Une plainte a été déposée fin décembre contre Gemini, d’où le tweet de Cameron Winklevoss.

👉 Quel est le problème ?

Outre le fait que DCG n’a pas aidé sa filiale Genesis, on a appris, entre-temps, que Genesis avait prêté de l’argent à… DCG. Un élément que pointe justement Cameron Winklevoss. Selon lui, DCG aurait détourné l’argent des clients de Gemini.

“C’est une situation qui n’est pas sans rappeler celle de FTX avec Alameda”, pointe l’avocat Victor Charpiat.

Le but de Cameron Winklevoss est de mettre le plus de pression possible sur Barry Silbert pour qu’il recapitalise Genesis. Il lui a laissé jusqu’au 8 janvier pour le faire, sans quoi il promet que l’affaire se réglera devant les tribunaux.

L’une des cartes que Gemini pourrait jouer est celle de la proximité financière entre Genesis et DCG - échange d'argent - pour dire que c'est la même société et forcer DCG à payer. “Ca peut se tenter même si ce n’est pas simple à prouver”, souligne Victor Charpiat.

👉 DCG peut-il s’effondrer ?

Impossible à ce stade de le savoir. Ce qui est sûr, c’est que DCG ne semble pas disposer du cash suffisant sinon la situation aurait sans doute déjà été résolue.

Certains expliquent que si DCG ne peut pas payer, une autre option serait peut-être de pousser la société à vendre ses positions au sein d’une autre de ses filiales, Grayscale. Créée en 2013, cette société est tout simplement le plus gros gestionnaire d’actifs crypto de la planète (plus de 50 milliards de dollars).

“C’est leur vache à lait”, confirme le responsable d’un fonds. Mais c’est encore une option secondaire et on ignore à quel point les poches de Grayscale sont profondes.

Format
Analyses
Grégory Raymond

Grégory Raymond est directeur de la recherche et co-fondateur de The Big Whale. Spécialiste de l'intersection entre finance traditionnelle et actifs numériques, il couvre depuis 2017 les enjeux réglementaires, institutionnels et technologiques du secteur pour une audience de décideurs (banques, asset managers, fintechs). Il est également l'auteur de "Bitcoin & Cryptos : L'enjeu du siècle" (Talent Éditions, 2025), un ouvrage structuré autour d'entretiens avec des figures clés de l'écosystème.

See all articles ↗
Raphaël Bloch

Raphaël Bloch est CEO et cofondateur de The Big Whale, une plateforme indépendante d’intelligence de marché sur les actifs numériques, destinée aux acteurs des marchés financiers à travers une couverture éditoriale, de la recherche, un briefing hebdomadaire et des événements en présentiel. Il a cofondé The Big Whale en avril 2022. Au sein de la plateforme, il modère et anime des événements institutionnels réunissant banques, asset managers, custodians et fournisseurs d’infrastructure sur des sujets tels que le staking, l’on-chain yield, les stablecoins, le DeFi lending et la tokenisation. Il a modéré des panels lors d’événements organisés en partenariat avec Bitwise, Everstake, Gemini, Morpho, Hexarq, Coinhouse, Delubac, Franklin Templeton et l’Ethereum Foundation, à Londres et à Paris entre fin 2025 et mi-2026.

Avant de fonder The Big Whale, Bloch a travaillé comme journaliste aux Echos de décembre 2016 à mars 2020, puis à L’Express de mars 2020 à mars 2022. Il a également travaillé auparavant chez Reuters. Depuis septembre 2022, il exerce en parallèle le rôle de Business Analyst chez BFM Business. Il couvre le secteur crypto comme journaliste depuis 2016. Il est diplômé d’emlyon et du CFJ.

See all articles ↗
Abonnez-vous à The Drop
Le briefing hebdomadaire de référence sur les actifs numériques pour les institutions financières : analyses indépendantes, rapports, benchmarks et événements exclusifs, directement dans votre boîte mail.
Lu par 30 000 professionnels
12-13 novembre 2026

The Geneva Summit

Le Corporate Gateway : là où l'avenir de la finance onchain se décide.
300 décideurs triés sur le volet.
300
Décideurs
2 jours
Programme complet