Europe : quatre stablecoins bientôt régulés
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D’ici un peu moins de quatre mois, les stablecoins devront disposer des licences réglementaires obligatoires pour continuer à opérer en Europe. Une poignée d’acteurs se détachent.

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"La remontée des marchés apporte naturellement de nouvelles opportunités", sourit Aude Vicaire, directrice générale de Salvus, une start-up française qui prépare le lancement d'un stablecoin euro.

Salvus indique observer un intérêt grandissant chez les entreprises désireuses de bénéficier d'un actif permettant d'effectuer des règlements en euros directement sur blockchain. "Les clients que nous visons travaillent dans l'assurance ou dans la finance traditionnelle, ils cherchent des solutions utilisables assez rapidement", indique Aude Vicaire.

Salvus ne vous dit peut-être rien, mais la start-up a été la première à obtenir un agrément d'établissement de monnaie électronique (EME) auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans l'optique d'émettre un stablecoin, comme nous l'avions révélé fin novembre. Selon nos informations, son stablecoin devrait être prêt d'ici la fin du premier semestre.

Salvus est l'une des rares entités européennes à bénéficier de cet agrément qui sera obligatoire à partir du 30 juin prochain pour émettre un stablecoin en Europe. Ses premiers cas d'usage se concentreront sur les paiements B2B transfrontaliers, comme par exemple pour opérer des flux entre les filiales d'un même groupe ou avec des fournisseurs.

Preuve de l'intérêt croissant pour le sujet, la start-up compte parmi ses concurrents des acteurs comme SG-Forge, la filiale blockchain de Société Générale, qui déploie depuis plus d'un an son stablecoin CoinVertible (10 millions d'euros en circulation).

Ce dernier n'est pour le moment utilisé qu'à des fins d'expérimentation, mais il est destiné à un avenir prometteur. SG-Forge ne devrait avoir aucun mal à obtenir un agrément EME. La structure est également la seule société titulaire de l'agrément de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN), la licence la plus exigeante pour opérer dans les cryptos.

"De nombreux acteurs réclament un outil de règlement régulé qui permette de faire des transactions sur la blockchain sans repasser en monnaie traditionnelle", explique un acteur luxembourgeois qui prépare une offre taillée sur mesure pour ce type de demande.

Les yeux sont désormais rivés sur Circle, le géant américain des stablecoins qui émet l'USDC (29 milliards de dollars en circulation), qui propose un équivalent en euros, l'EURC (49 millions d'euros en circulation). La société qui a installé son siège européen à Paris indique elle aussi être en cours d'obtention de l'agrément EME.

Elle devrait être rejointe par un quatrième acteur, le stablecoin Lugh (2,8 millions d'euros en circulation), qui est porté par le groupe de grande distribution Casino depuis 2021.

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Louis Tellier

Louis Tellier est Lead Institutional Research chez Blockstories, où il se concentre sur le développement de l’offre institutionnelle dédiée aux actifs numériques. Il a rejoint Blockstories en avril 2025. Fondée en 2022, Blockstories est basée à Berlin et dispose d’une présence en France et en Suisse.

Avant de rejoindre Blockstories, Louis Tellier a travaillé comme journaliste crypto chez The Big Whale d’août 2023 à janvier 2025, couvrant les sujets liés aux crypto-actifs et à la blockchain. Auparavant, il a été journaliste à L’AGEFI de mai 2022 à juillet 2023, avec une spécialisation sur les cryptomonnaies. Plus tôt dans sa carrière, il a travaillé comme journaliste web et vidéo chez BFM Business, puis comme journaliste vidéo au Figaro. Il a également enseigné le journalisme à l’IICP à Paris pendant trois ans et demi, avec un focus sur le journalisme vidéo web. Louis Tellier est diplômé de Sciences Po Grenoble et de l’Université de Lille.

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